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Une analyse sans concessions

Quand l'apathie s'empare du peuple

Dans cet ouvrage Natacha Polony décrit, dès l'année 2017, un tableau précis et sans concession de la société française du début du XXIème siècle , qui a vu le néolibéralisme théorisé par M. Friedmann et l’École de Chicago devenir l’alpha et l’oméga des politiques économiques (en particulier dans l’Union européenne), les multinationales du numérique prendre le pouvoir sur les États, les pays en voie de développement « émerger » et devenir les usines du monde entier. Le Comité Bilderberg en 1999 déclare "Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’identité adéquate pour le faire".

 "Impuissance volontaire des gouvernements successifs, sur leur ralliement aveugle au

« catéchisme néolibéral », sur le rejet en bloc du

« système". Aversion pour la nation et crainte de la démocratie directe forment les deux piliers sur lesquels repose l’Europe aujourd'hui.

Une œuvre à lire ou relire. G.O

 

LA DICTATURE DE L’URGENCE G.FINCHELSTEIN

 

« La connaissance scientifique de l’histoire et l’évaluation politique du passé sont deux démarches nécessaires dans une société démocratique »

Le vingt-et-unième siècle dévoile un contexte où le pronostic vital de l’homme est en jeu. Le progrès même est contesté. L’auteur de ce livre propose « de tenter de configurer le futur et d’oser le long terme ». Réfléchir aux institutions et méthodes qui favoriseraient le futur. Comment ? En comprenant qu’il faut se libérer des chaines du temps. L’urgence est de se débarrasser de la dictature de l’urgence. Retrouver le temps de la réflexion, de la concertation. Il est également essentiel de réhabiliter l’histoire et réinventer l’art de gouverner. Tous les domaines de la vie sont impactés, « fast-foods, fast-fashion, fast-news, fast ». Un nouveau capitalisme surgit, un marché unique mondial ininterrompu, qu’il soit à la baisse ou à la hausse peu importe, il faut qu’il bouge. Nous perdons la maitrise du temps avec les téléphones portables. Il faut être joignable n’importe où. Nous avons perdu la conception du temps circulaire au profit du temps linéaire. De la multiplication des lois réactives sur le plan juridique à la création et diffusion des nouvelles technologies « hors sol », G.Finchelstein décrit notre monde en proie au diktat de l’instant.

Un livre du, temps, à lire ou à relire aux Editions Fayard. G.O

 

« Dissémi­nées dans Londres, il n’y avait que trois autres constructions d’apparence et de dimensions ana­logues. Elles écrasaient si complètement l’architec­ture environnante que, du toit du bloc de la Victoire, on pouvait les voir toutes les quatre simultanément. C’étaient les locaux des quatre ministères entre les­quels se partageait la totalité de l’appareil gouverne­mental. Le ministère de la Vérité, qui s’occupait des divertissements, de l’information, de l’éducation et des beaux-arts. Le ministère de la Paix, qui s’occupait de la guerre. Le ministère de l’Amour qui veillait au respect de la loi et de l’ordre. Le ministère de l’Abondance, qui était responsable des affaires économiques. Leurs noms, en novlangue, étaient : Miniver, Minipax, Miniamour, Miniplein. »Eric BLAIR

« Le ministère de l’Amour était le seul réellement effrayant. Il n’avait aucune fenêtre. Winston n’y était jamais entré et ne s’en était même jamais trouvé à moins d’un kilomètre. C’était un endroit où il était impossible de pénétrer, sauf pour affaire officielle et on n’y arrivait qu’à travers un labyrinthe de barbelés enchevêtrés, de portes d’acier… »

« L’ignorance c’est la force » dit G.ORWELL. Différents mécanismes de détournement du discours scientifique sont à l’œuvre en 2020. La vérité en tant que telle, n’a aujourd’hui plus d’importance. Comment prendre conscience de soi-même à l’époque du totalitarisme numérique qui prend en charge à chaque instant nos facultés créatives et quand les libertés s’amenuisent dans le monde.

Se soustraire à l’observation de l’autre, pour rester eccéité, devient maintenant un acte de résistance. Sommes-nous déjà en 1984 ! Dans quel lieu habitez-vous ? Nous sommes face à une démesure technique, une mécanisation grandissante, une destruction concomitante de l’espace de vie (écosystème) qui nous oriente soit vers des régimes totalitaires soit vers des ilots sociaux se voulant espace de dignité.

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Début des années 1900 Orwell avertissait des dangers de l’automatisation du monde. L’homme industriel n’est plus l’homme pensant. Il perd peu à peu ses facultés de compréhension du microcosme qui l’entoure, en se reposant et se soumettant aux exigences de la machine. Cette même société est également aux prises avec le formatage de la pensée par l’utilisation massive de la novlangue. Celle-ci est largement utilisée aujourd’hui non seulement dans l’entreprise mais également dans les discours médiatiques et politiques. Ce système de pensée uniformisée rend la personne incapable d’exprimer une conviction, une appréciation soutenue.

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Pourtant dans cette ivresse de la démesure vient d’émerger un grain de sable, l’effet de la pandémie. Nous venons de nous apercevoir que tout un pan de la société des humains souhaite une vie « ordinaire ». Quand dans un pays, quelques règles démocratiques vivent encore, il est permis d’espérer une réoccupation des territoires pollués à la fois par le monde industriel et par l‘insipide uniformité. Pourvu que la cognition soit encore présente…G.O

 

collusion de l’Education nationale avec Enedis et son compteur Linky

Le Collectif Deux-Sèvres refus Linky Gazpar dénonce la façon dont les dirigeants de l’Education nationale collaborent avec l’entreprise Enedis afin d’instiller dans les cerveaux des élèves la propagande industrielle en faveur du très controversé compteur Linky.

C’est ainsi que des classes de collèges de Niort et de lycées ont été transportées la semaine dernière à Epannes pour participer à une journée baptisée « J’innove en vrai » au cours de laquelle « Enedis [a demandé aux élèves] d’imaginer un support de communication pour son compteur Linky auprès des jeunes » (La Nouvelle République, 27 mars 2017).


http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Education/n/Contenus/Articles/2017/03/27/Collegiens-lyceens-etudiants-mis-au-defi-de-l-innovation-3047024

 

 

Lorsque l'on sait à quel point les compteurs communicants Linky génèrent inquiétude, refus et réactions collectives massives des parents, grands parents, on peut à juste titre se questionner sur le positionnement suspect de cette entreprise !

L'entreprise Enedis tenterait-elle de faire passer sa propagande par le biais des élèves, nos enfants ?

L’article de la Nouvelle République précise d’ailleurs que, chez ces entreprises, « on sent l’envie de sonder un marché potentiel ».

 

Si ces méthodes ne sont pas surprenantes de la part d’un industriel qui n’hésite pas à mentir, intimider, menacer les citoyens lucides (et de plus en plus nombreux) qui refusent de se laisser imposer le compteur Linky, il est encore plus choquant que la hiérarchie de l’Education nationale cautionne une telle opération et bafoue sa mission qui est au contraire de protéger les élèves des diverses propagandes (religieuse, idéologique, financière, industrielle, etc).

http://ww2.ac-poitiers.fr/ecole-entreprise/spip.php?article83

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/deux-sevres/niort/compteurs-linky-tous-coups-seraient-ils-permis-1135203.html

 

https://reporterre.net/Face-aux-methodes-brutales-pour-imposer-le-compteur-Linky-la-resistance-grandit

 

Le Collectif Deux-Sèvres refus Linky Gazpar demande donc à ce que soit mis fin à toute participation irréfléchie d’écoles, collèges et lycées  à des opérations de propagande comme « J’innove en vrai » et que l’Education nationale prenne les mesures nécessaires pour que les élèves soient formés à développer une approche critique des « innovations », d’en déterminer les éventuels aspects positifs et surtout les côtés négatifs qui, comme le démontre parfaitement Enedis avec son compteur Linky, ne sont évidemment pas mis en lumière par les industriels.

 

Concernant cette étude de l'ANSES, je vous invite à lire l'analyse des opposants à ce compteur :

http://refus.linky.gazpar.free.fr/etudes-anses-criirem.htm

 

Je me permets de vous rappeler que pour le tabac, l'amiante, .... il a fallu des décennies pour que les méfaits de ces produits soient reconnus et pour que la protection de la population soit envisagée. Pour l'accident de Tchernobyl, c'est grâce à l'initiative de

M Rivasi qui a créé la CRIIRAD que les français ont connu la vérité.

Alors que les populations voisines étaient prévenues de mettre en oeuvre des mesures de protection et de prévention.

La pollution par ces compteurs touche toute la population, ce qui est situation toute nouvelle.

 

Par ailleurs, je doute que l'ANSES ait pu prendre en compte toutes les pathologies humaines issues de la pollution électromagnétique, tant ses conséquences sont fonction des individus. Par exemple, pour moi l'effet immédiat est la perte du sommeil, pour d'autres ce seront des brûlures dermiques, d'autres auront des céphalées ...

 

Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, veuillez recevoir mes meilleures salutations.

 

MC MONET

L'écologie n'est pas un obstacle au progrès.

Au contraire elle lui donne de la sécurité et le rend plus intelligent.

Elle permet de créer des emplois.

Tout à la fois elle protège et potentialise notre écosystème.

 

les plateformes pour raccorder tous les IoT, jouets, véhicules

 

 

Cela fait longtemps que j'ai parlé et alerté les politiques sur les jouets espions, mais ils n'ont rien fait. Au contraire, ce gouvernement à signé des contrats avec des sociétés US. Itron et microsoft ont déjà développé les plateformes pour raccorder tous les IoT, jouets, véhicules et autres.

 

Le support de Windows Vista est stoppé, la dernière version de cette semaine corrige 45 failles. Quant à windows 10, le dernier path de mars a corrigé 137 failles, il est complètement pourri, comme le montre les vidéos de ma page 08-83 ci-dessous. Depuis début janvier nous en sommes à 117 bulletins d'alerte.

Il y a un virus Dridex qui cible le logiciel Word.

12 avril - Failles dans les produits Microsoft
12 avril - Failles dans les produits Microsoft Office
12 avril - Failles dans les produits Microsoft Edge
12 avril - Failles dans les produits Microsoft Internet Explorer
11 avril - Failles dans Adobe Flash Player
07 avril - Failles dans les produits SCADA Schneider Electric

 

Le 28 mars lors de la réunion avec les assos sur le Linky, l'ANFR et Enedis, j'ai parlé des failles des systèmes SCADA qui sont les systèmes de gestion des réacteurs nucléaires,

donc affirmé que le Linky est plus sécurisé est une plaisanterie, surtout qu'il est est plus intéressant d'attaquer le concentrateur, ou de le simuler avec des cartes qui sont déjà disponibles sur le marché pour 800 euros...

 

 

http://filterman.esy.es/gsm-331_comment_espionner_vos_elus_ministres_avec_jouets_espions.htm

 

De nombreux jouets connectés sont commercialisés depuis quelques années dans divers pays.

Cette tendance n’est pas encore très développée en France, mais les peluches ou les  poupées connectées pouvant délivrer des petits messages sont de plus en plus en vogue notamment pour les fêtes de fin d’année.

Ces jouets connectés émettent des rayonnements électromagnétiques plus ou moins importants alors qu’ils sont en contact direct avec les enfants ce qui est contraire au principe de prévention.

C’est aussi contraire au principe de sobriété mis en place par la Loi Abeille.

Un autre inconvénient a été dévoilé, la sécurité des données.

En effet des pirates informatiques ont pu s’introduire dans les bases de données des jouets et en modifier ou en extraire les informations sensibles.

Il est inconcevable que des fabricants de jouets n’aient pas anticipé ce problème majeur de sécurité pourtant déjà remarqué sur d’autres jouets dès 2015.

Le conte de Walt Disney Bernard et Bianca se modernise, l’ourson de la petite Penny ne contient plus un diamant, mais une base de données convoitée par des pirates cybernétiques.

Ref : Science  et Avenir n°842 Avril 2017.
LCI en parle
Le Figaro aussi

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Cordialement,

 

Myriam GALBRUN

Responsable Administratif et Technique

 

Criirem

I-QUE - les échanges avec CAYLA

 

on s’extasie sur les écoles tout-numériques et on place les enfants dès l’âge de deux ans devant des écrans.

 

Il y a de la religiosité dans la manière dont on parle de la « culture numérique », cet environnement de smartphones, tablettes, ordinateurs, et écrans en tout genre.

L’accès de tous à tout ce bazar est l’horizon politique le plus anxieusement réclamé :

la « fracture numérique » c’est-à-dire l’accès inégal aux technologies de l’information, est ainsi présentée comme redoublant toutes les autres injustices subies, notamment par les pays pauvres, les pays du Sud. Et naturellement l’école n’y échappe pas : si elle marche aussi mal, et avec aussi peu de résultats, c’est dit-on qu’elle n’est pas encore informatisée de part en part et que les enseignants y résistent, ou sont insuffisamment formés pour ça.

Du coup, on s’extasie sur les écoles tout-numériques et on place les enfants dès l’âge de deux ans devant des écrans, sans que la preuve ait été apportée de leurs bienfaits,  au contraire.

Des spécialistes de neurosciences comme Michel Desmurget dans son livre TV Lobotomie - la vérité scientifique sur les effets de la télévision (publié en 2011), dénoncent pourtant leur danger pour le développement cognitif de l'enfant. Tandis que d’autres mettent en lumière les échecs nés d’un apprentissage de la lecture sur écran.

Et de l’écriture sur clavier.

Naturellement, on ne veut pas les entendre. Et pourtant des voix s’élèvent . Toutes ces machines sont la source d’un profit considérable. L’éloge de leurs bienfaits supposés ne serait-il pas dicté par ces multinationales de l’informatique, qui asservissent les populations qui les fabriquent et abêtissent ceux auxquels on les vend ?

FRANCE CULTURE

Comme l'or ou le pétrole du siècle dernier, nos données sont une "mine d'or" pour les sociétés et les  gouvernements. On peut les vendre et surtout les connecter pour connaître tout sur les personnes individuellement et en groupe.

Notre toit s'effondre,  nous sommes de plus en plus transparents sur la scène publique.

Le prétexte sécuritaire cherche à justifier l'information recueillie, mais la réalité est tout autre. Objectif, la transformation comportementale et  la surveillance du produit pour améliorer, amplifier l'exploitation du produit. Le produit... C'est vous...G.O.

 

Bonjour à toutes et tous,

me voilà rentré de mon périple de ce jour au Tribunal de Paris du fait des 3 plaintes déposées à mon encontre par UFC-QueChoisir qui, de toute évidence, a "choisi"... de soutenir Enedis et Linky. 4h de voyage aller, autant au retour, le tout à mes frais...

Il faut avant tout dire que la procédure choisie délibérément par UFC-QueChoisir ne laissait aucune aucune possibilité à la juge chargée de l'instruction, qui ne pouvait que me convoquer... et me mettre en examen (sans que cela ne préjuge du résultat final), ce qui est donc fait.

UFC avait pourtant la possibilité de faire ce que l'on appelle une "citation directe" : une date d'audience aurait alors été fixée dans quelques mois et le tribunal aurait alors jugé s'il y a ou non diffamation de ma part.

Mais UFC-QC a délibérément choisi la plainte avec constitution de partie civile, ce qui a pour effet d'allonger terriblement la procédure (on aura l'audience probablement... en 2019 !), ce qui montre bien que l'objectif de l'UFC-QC n'est absolument pas d'obtenir au plus vite "réparation" et de "laver son honneur" (auquel cas ils auraient fait une citation directe) mais bien de m'intimider et surtout de me ruiner.

Mon avocat me fait un forfait à tarif d'ami, mais il ne peut pas travailler pour rien, et il y a aussi les frais de déplacement pour lui et pour moi. D'ores et déjà, je dois sortir plus de 4000 euros de ma poche, soit 3 mois et demi de mon salaire (le smic. Pour rappel, je suis conseiller municipal totalement bénévole, comme la majorité des élus locaux).

Et ce n'est qu'un début, car il ne s'agissait aujourd'hui que de la première des trois plaintes...

Je me permets donc de lancer un appel à la solidarité. Je ne souhaite cependant pas demander d'envoyer de l'argent directement à mon nom, je remercie donc à l'avance les gens qui voudront bien souscrire d'envoyer un petit quelque chose à l'association que j'ai créée et qui me paye : l'Observatoire du nucléaire.

C'est cette association qui paiera l'avocat et les frais, ce qui aura d'ailleurs pour avantage que tout sera public (car les comptes de l'association sont bien sûr publics et publiés sur le site web).

 

POUR SOUSCRIRE (si vous le voulez/pouvez) :

Voir ici http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article119 

ou alors :

  • adresser un chèque à l’ordre de l’Observatoire du nucléaire à :
    Observatoire du nucléaire, 12 rue des Pommiers, 33490 Saint-Macaire

  • ou faire un versement par RIB ou RIP : document


MERCI D'AVANCE...


Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

 

Attention : il ne s'agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul, svp ne vous mettez pas en difficulté si vous êtes en situation financière précaire.

 

lutte contre les compteurs intelligents en Colombie-Britannique

 

 

(L'infatigable Sharon Noble, engagée dans la lutte contre les compteurs intelligents en Colombie-Britannique depuis plusieurs années, a compilé, dans un rapport de plus de 700 pages, toutes les données qu'elle a pu trouver sur les incendies déclenchés par ces appareils fragiles et sujets à surchauffer et à s'enflammer.

Voici comment elle décrit son effort titanesque :

"For more than 3 years I gathered as much information as I could about fires and incidents involving smart meters in British Columbia. It was difficult because, as I found, the reporting and tracking system is terribly deficient. The fact that no one is tracking makes it very easy for the utilities and the Public Utility Commission to say that there have been no fires caused by smart meters. After I did the tracking, I presented a report summarizing what I found, including the shortfalls in the system itself. Although the report is based on BC data, I am sure the same problems exist elsewhere or else we would hear more about smart meter fires.

For your information, I delivered, by hand and by mail, hard copies of the entire report including documentation to the various authorities early in September, and emailed the information to our elected representatives soon thereafter.

I also sent a press release to the media. To date I have received one response - from the BC Utilities Commission which said they were asking BC Hydro to comment. This is confirmation that no one wants to know that these things are dangerous and should not be on our homes. The height of willful negligence." - Entrevue radio à écouter aussi: Will BC NDP Ignore 700 Page Smart Meter Fire Report? Sharon Noble - September 12, 2017 - The Goddard Report with Jim Goddard.

 

Cette situation a été dénoncée aussi au Québec dans ce mémoire - pages 17 à 23 - présenté à la Régie de l'énergie - qui sciemment a choisi de ne pas se pencher sur cette situation malgré plus de 15 incendies rapportés au Québec en lien avec les compteurs intelligents d'Hydro-Québec. Ce n'est assurément que la pointe de l'iceberg car les incendies où le compteur est mis en cause ne sont pas tous rapportés aux médias et par ces derniers. Selon Sharon Noble, plus de 47 incendies en Colombie-Britannique auraient été déclenchés par des compteurs intelligents.

Au Québec, c'est la vétusté d'environ la moitié des 4,8 millions d'embases - appartenant aux clients - couplée à la fragilité des compteurs susceptibles de surchauffer et de s'enflammer, de l'aveu même de l'industrie, qui posent problème.)

 

La synthèse du Dr Faitg de l’ASEF

Projet de Loi sur l’interdiction du téléphone portable dans les écoles
« Parlons aussi et surtout de santé Mesdames et Messieurs les députés ! »

 

Le 7 juin 2018, l’Assemblée Nationale a voté pour l’interdiction du téléphone portable dans les écoles : Article unique L.511-5. « - à l’exception des lieux ou, dans les conditions qu’il précise, le règlement intérieur l’autorise expressément, l’utilisation d’un téléphone mobile par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges. »

 

Dr Faitg, anesthésiste et membre de L’ASEF, donne son point de vue sur cette loi et sur les risques sanitaires liés à l’utilisation du téléphone portable.

L’ASEF, impliquée dans une information claire et transparente sur les enjeux des polluants environnementaux, profite de cette occasion pour faire le point sur les enjeux de santé autour du téléphone portable.

Une loi satisfaisante pour la santé de nos enfants ?

Comme le rappelle l’exposé des motifs de cette proposition, le Président de la République s’est engagé pendant la campagne électorale à interdire le téléphone portable dans les écoles primaires et au collège. Nous vous invitons à parcourir quelques extraits ce document :

  • « Il est signalé de nombreux dysfonctionnements incompatibles avec les activités d’enseignement et l’amélioration du climat scolaire (pratiques malveillantes, cyber harcèlement, pornographie, etc. »

  • « L’absence d’utilisation du téléphone portable permettra de garantir aux élèves un environnement permettant l’attention, la concentration et la réflexion indispensable à l’activité… »

  • « Pendant les temps de recréation, l’usage du téléphone portable peut s’avérer néfaste en réduisant l’activité physique et en limitant les interactions sociales… »

  • « Il est donc nécessaire de consolider un cadre juridique pour permettre son interdiction… »

 

Comment ne pas se réjouir d’une telle prise de position ? Comment ne pas écrire : voilà un engagement respecté ?

Mais alors…? Rien de plus, pas un mot sur la santé, pas un mot sur les risques sanitaires des technologies telles que les téléphones portables et les antennes relais utilisant les champs électromagnétiques. [1]

 

Pourquoi ne trouve-t-on pas dans cette proposition de loi la nécessité d’une mise à disposition d’information auprès des élèves mais aussi des enseignants et de l’ensemble du personnel des établissements portant sur les risques sanitaires à court et long terme des téléphones portables ?

 

Pourquoi ne pas se référer aux recommandations du directeur général de  l’ANSES [2] M Roger GENET (Exposition aux radiofréquences et santé des enfants - Saisine n° 2012-SA-0091) dont on peut rappeler ici les conclusions ?

 « L’Agence recommande :

-Que des études complémentaires évaluent l’impact sanitaire et psychosocial (apprentissage scolaire, relations sociales et familiales, etc.) chez les enfants lié à l’usage des technologies de communication mobile, en raison notamment de phénomènes addictifs, de troubles, des rythmes circadiens, etc. ;

-que, dans l’attente, les parents incitent les enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, par exemple en évitant les communications nocturnes, en limitant la fréquence et la durée des appels, etc. ;

 

-De dissuader l’usage par les enfants de l’ensemble des dispositifs de communication mobile, par exemple en étendant à ces dispositifs les dispositions réglementaires interdisant la publicité ayant pour but direct de promouvoir la vente, la mise à disposition, l’utilisation ou l’usage d’un téléphone mobile par des enfants de moins de quatorze ans »

 

  • Phonegate ! (La paternité de ce terme revient à pierre le Hir,  le monde 23 décembre 2016, soupçons  sur les ondes des téléphones portables)

Le 12 octobre 2010, le ministère de la santé faisait publier au journal officiel le Décret n°2010-1207 et l’arrêté des modalités d’application concernant l’affichage informatif du protocole de dosimétrie appelé DAS (« débit d’absorption spécifique ») ou SAR (« specific absorption rate »).

 

  • Le DAS, qu’est-ce-que c’est ?

La valeur DAS est théoriquement la quantité d’irradiation maximum émise par un téléphone mobile qui est absorbée par les tissus, elle est exprimée en Watt par kilogramme de tissus de corps humain (W/kg). Il s’agit des effets thermiques des ondes c’est-à-dire l’augmentation de chaleur induite par le dispositif.

 

Pour le corps entier la valeur est de 0.08W/kg mais elle peut être dépassée au niveau de certains tissus, telles que la joue et l’orbite (1.1W/kg) chez les utilisateurs de téléphones portables, tout en restant inferieure à la limite de 2 W/kg pour la tête, ceci sur la base normative de périodes de 6 minutes qui est le temps de l’autorégulation du corps. Il n’existe pas de norme règlementaire après 6 minutes d’utilisation… d’un téléphone mobile (mais qui donc téléphone plus de 6 minutes ?).

 

De plus cette norme en vigueur en France, est issue des recommandations d’une organisation de droit privé allemande  qui se base uniquement sur l’effet thermique de l’irradiation par les hautes fréquences artificielles micro-ondes.

Enfin, ce DAS est calculé lorsque l’utilisateur du téléphone mobile l’utilise, non pas collé contre son oreille, (ce qui est l’usage courant !) mais calculé à une distance de sécurité qui est d’environ 2.3 cm de tous les tissus de la tête, oreille incluse. Cette zone de sécurité est à mettre en lien avec l’élévation des fréquences (3G et suivantes) qui entraine une réduction de la longueur d’onde et par effet physique une augmentation de l’énergie et de la chaleur dans les tissus (plus de G, plus de pénétration des ondes dans notre corps, plus de lésions)

  • Des normes non-respectées

Un peu d’histoire :

Ce n’est qu’en juillet 2016 dans un rapport d’expertise intitulé « ondes des radiofréquences et santé des enfants » que l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a révélé que les tests réalisés sur 95 téléphones portables par l’agence nationale des fréquences (ANFR) en 2015 avaient montré que 9 téléphones portables sur 10 testés au contact de la peau d’adultes et d’enfants dépassaient les seuils règlementaires de 2 W/kg, dont certains de plus de 3 fois.

 

Ainsi entre le DAS affiché fièrement dans les notices et le DAS réel au contact de la peau, il y a souvent un coefficient multiplicateur de 10, soit 3 fois la norme européenne et près de 10 fois la norme américaine. Cette dernière impose pour les tests l’utilisation d’un paramètre de 1 gr de tissu au lieu de 10 « norme européenne » et un temps de communication téléphonique de 30 mn au lieu de 6 mn « norme européenne »).

 

  • Un scandale qui porte bien son nom

En lien avec le « dieselgate » un scandale industriel et sanitaire lié à l'utilisation par le groupe Volkswagen, de 2009 à 2015, de différentes techniques visant à réduire frauduleusement les émissions polluantes...  Le « phonegate » a permis de dénoncer au mois de juillet 2016 une faillite complète de la régulation internationale en permettant aux industriels de favoriser la performance du portable au détriment de la santé des utilisateurs. Curieusement les résultats de cette étude n’ont pas été publiés immédiatement, mais seulement après de longues démarches juridiques.

 

  • Les industriels se sont protégés en mentionnant dans leurs notices qu’il faut garder une distance entre le Smartphone et le corps en particulier si l’utilisateur est un enfant ou un adolescent. Préconisation totalement irréaliste et qui ne sera lue par personne…

  • Les industriels protègent aussi leurs actionnaires mais pas les utilisateurs en leur signifiant les risques sur une utilisation importante du téléphone portable.

  • Avant même que cela chauffe... Les effets « non thermiques » dits biologiques des champs électromagnétiques : la face cachée de l’iceberg !

L’exposition massive aux champs électromagnétiques devient de plus en plus préoccupante, parce qu’elle provoque, à court, moyen et long terme, un stress cellulaire oxydatif, une modification en cascade des mécanismes cellulaires et déclenche de plus en plus de pathologies. Des milliers d’études scientifiques sur le vivant (humain, animal et végétal) ont établi  l’impact des différentes fréquences et intensités des émetteurs,  en fonction de la durée d’exposition et de la proximité des sources (antenne relais, wi-fi, téléphone portable, téléphone sans fil, compteurs linky etc.).   

 

  • Le « National Toxicology Program »

Fondé en 1978 aux Etats Unis, le NTP (National Toxicology Program) joue un rôle critique dans la production, l’interprétation et le partage des informations toxicologiques pour des substances potentiellement dangereuses de notre environnement. Le NTP a évalué plus de 2800 substances environnementales et leurs effets sur la santé.

 

L’étude, commandée en 1999 par la US Food and Drug Administration (FDA), a coûté 25 millions de dollars et portait sur 1568 rats et 1512 souris. Pendant 2 ans, la moitié fût exposée aux ondes neuf heures par jour, par cycle intermittent de 10 minutes, tandis que l’autre groupe n’était pas exposé. Les animaux étaient exposés aux fréquences et pulsations typiques des deuxièmes et troisièmes générations (2G, 3G) de téléphonie mobile, utilisées depuis plus de 20 ans.

Le comité du « National Institute for Environmental Health Sciences » (NIEHS) s’est tenu du 26 au 28 mars dernier. Après 3 jours d’audience, le comité a conclu qu’il y avait une preuve claire d’activité cancérigène. Au total, 5.5% ou 30 des 540 rats mâles exposés aux radiations ont développé un cancer du cœur ou du cerveau (gliome), et 16 autres des cellules précancéreuses, contre aucun des 90 rats contrôlés. Et pas moins de 13.5% des rats les plus exposés ont eu l’un de ces 3 effets.

Les résultats du NTP sont corroborés par 3 études antérieures dans le cadre desquelles des rats avaient été exposés à des doses de RF/micro-ondes encore plus faibles (x3 plus de cancers). Ces mêmes tumeurs (schwannome, gliome) ont été observées dans l’étude de l’institut Ramazzini en Italie sur des rats exposés à des émissions plus faibles d’antennes cellulaires.

Alors comment ne pas rappeler la conclusion du Dr Anthony B. Miller, professeur émérite d’épidémiologie à l’université de Toronto et conseiller de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en la matière :

« Les preuves animales et humaines, le fait que le risque augmente si l’exposition aux radiofréquences débute en bas âge et que l’incidence du gliome augmente dans plusieurs pays dans les territoires à proximité du lieu où est appliqué le téléphone portable, et en particulier chez les jeunes, «confirme de façon définitive que les radiations de radiofréquences sont un cancérogène humain de catégorie 1 »

  • Technologie 5G

 

Le marché des Smartphones a atteint un âge de raison. Les gens gardent désormais souvent leur appareil trois ans contre deux auparavant (le mien à 5 ans). En cause, entre autres, le retournement du marché chinois soit 1/3 des volumes mondiaux en baisse de 21 %. Le marché indien pourrait sauver la mise, et puis le rêve de tous les opérateurs… la 5G, un internet mobile ultra rapide. Cela pourrait relancer l’attrait pour les Smartphones ultra haut de gamme et/ou à grand écran. Rappelons que La 5G requise par « l’internet des objets (IdO)» pénètre plus profondément dans les tissus vivants et que les conséquences sanitaires sont évidentes, suite à ce qui vient d’être écrit.

 

Il sera nécessaire d’installer au minimum 1 million de micro antennes G en France distantes d’environ 100 mètres les unes des autres afin que les utilisateurs ne décrochent pas.

Non, vous ne rêvez pas !

Enfin ces antennes devront être au plus près des utilisateurs et seront disposées sur le mobilier urbain ou les lampadaires.

 

Le problème : les arbres font obstacle au bon rendement des faisceaux radiatif de la 5G.

En conséquence il est constaté dans certains pays et en France l’abattage massif d’arbres en ville.

 

Et la c’est la double peine :

Encore et toujours plus d’ondes et plus de maladies… Moins d’arbres c’est moins de nature, moins d’épuration du CO2, des villes déshumanisées… Saurons-nous redoubler de vigilance ?

 

Conclusion

 

Juin 2018 : « Une forte utilisation du téléphone portable entraînerait chez les étudiants, une baisse de leurs résultats scolaires et de leur qualité de vie, affirme une étude américaine ».

 

Oui, nous pouvons nous féliciter sur cette volonté affichée d’interdire l’usage des téléphones portables par les élèves dans les écoles et les collèges. Je suis sûr que les personnels enseignants et d’encadrement auront à cœur de montrer l’exemple.

 

Non, je ne peux imaginer un engagement aussi fort sans qu’il soit fait état des risques sanitaires du téléphone portable.  Permettez-moi de vous encourager, vous, personnel de santé afin d’inciter votre député pour amender cette proposition de loi et faire que la santé de nos jeunes soit au centre de cette réflexion.

 

Pourquoi ne pas proposer des dispositions réglementaires concernant la publicité, l’utilisation, la vente et l’utilisation d’un téléphone portable avant l’âge 14 ans ?

 

[1] Ce qui compte, ce n’est pas tant le type d’émission du champ électromagnétique (CEM)  que l’ensemble des CEM émis et la durée d’exposition.

[2] ANSES : agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail

Les cabinets de conseil et d'influence

 

Il en existe un grand nombre. Lobby est un mot anglais qui signifie en français

 « groupe de pression » ou « groupe d’intérêts ». En France le terme a acquis une connotation péjorative car les lobbies sont perçus comme défendant des intérêts particuliers ou corporatistes, et, c'est une activité légale. Plus de 1600 organisations sont inscrites au répertoire des représentants d'intérêts.

 

Ils évoluent dans les intérêts liés à l'économie, l'environnement ou la santé.

Leur travail va consister à fournir des études, des données techniques, des  statistiques aux décideurs politiques, mais ces documents sont partiels.

A Bruxelles 25000 lobbyistes circulent dans les couloirs du parlement.

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Les lobbyistes détiennent un pouvoir de persuasion, de grandes capacités de communication ainsi qu'une notoriété affirmée. Ils sont devenus une composante principale de notre système économique. Comment s'articulent le lobby et la démocratie ? A cette question on peut répondre trivialement que nous vivons en réalité dans des sociétés soumises aux influences de groupes d'intérêts particuliers !

Quelle force faut-il à un homme citoyen pour se libérer et libérer son semblable en défendant l'intérêt général plutôt que ceux des groupes de pression. Plusieurs hommes politiques ont dénoncé le poids trop important de ces groupes sur les décisions des pouvoirs publics. Comprendre les enjeux, les activités de ces cabinets conseils, sont une composante essentielle pour l'assainissement d'une démocratie…A suivre.

La surconsommation numérique se révèle insoutenable pour l'environnement

georgejmclittle

"Hors de la sobriété, point de salut. On aura beau faire tous les gains d'efficience, ils n'absorberont pas la croissance des usages", explique Hugues Ferreboeuf. Cet expert a dirigé un groupe de travail sur l'impact environnemental du numérique pour le think tank The Shift Project. Les conclusions de ses travaux(1) ont été dévoilées jeudi 4 octobre lors d'un colloque.

Alors que le numérique est perçu comme ayant des effets systémiques positifs, notamment par son accompagnement de la transition énergétique, la dizaine d'experts mobilisés montre au contraire que, dans ses usages actuels, il constitue un risque pour le climat et les ressources naturelles. "La transition numérique telle qu'elle est actuellement mise en œuvre participe au dérèglement climatique plus qu'elle n'aide à le prévenir", alertent les experts, quelques jours avant la publication du rapport spécial du Giec sur les moyens permettant de limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C. Des conclusions qui rejoignent les préconisations du livre blanc "Numérique et environnement" publié en mars dernier par l'Iddri(2), la Fing(3), WWF et GreenIT.fr.

Surconsommation numérique

Il faut dire que la consommation actuelle du numérique explose. L'empreinte énergétique directe des serveurs, réseaux et terminaux, qui tient compte de l'énergie utilisée pour leur fabrication comme pour leur utilisation, progresse au rythme insoutenable de 9% par an. "L'intensité énergétique de l'industrie numérique augmente de 4% par an, à contre courant de celle du PIB mondial qui décroît de 1,8% par an", pointe Hugues Ferreboeuf. Dans le collimateur des experts ? L'usage de la vidéo, en premier lieu, dont la consommation explose malgré sa surconsommation énergétique. En particulier les vidéos de "petits chats" et le porno pointées par les participants du colloque. "L'impact énergétique du visionnage de la vidéo est environ 1.500 fois plus grand que la simple consommation électrique du smartphone lui-même", illustre le rapport.

C'est ensuite le nombre et la fréquence de renouvellement des terminaux, essentiellement des smartphones, qui posent le plus gros problème. "Il faut consommer environ 80 fois plus d'énergie pour produire « un gramme de smartphone » que pour produire « un gramme de voiture »", explique Maxime Efoui-Hess, l'un des contributeurs du groupe de travail.

Cette surconsommation résulte essentiellement des pays dits "développés", même si la maîtrise de la transition numérique dans les pays du Sud constitue un véritable enjeu. "En moyenne en 2018, un Américain possède près de 10 périphériques numériques connectés, et consomme 140 Gigaoctets de données par mois. Un Indien possède en moyenne un seul périphérique et consomme 2 Gigaoctets", illustre le rapport. "En outre, les taux de croissances les plus forts sont constatés là où l'équipement est déjà le plus important, c'est-à-dire en Amérique du Nord et en Europe", explique Hugues Ferreboeuf.

Cette surconsommation capte une part importante de l'électricité disponible ainsi que des métaux rares et critiques nécessaires à la fabrication des équipements. Aussi, le numérique apparaît plus comme un frein à la transition énergétique que comme un facilitateur, bien qu'il puisse aider à réduire les consommations de manière sectorielle et malgré l'efficacité énergétique croissante des technologies digitales. Son impact climatique se révèle préoccupant, la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre ayant augmenté de moitié depuis 2013. "Les évolutions actuelles des impacts environnementaux du numérique vont à l'encontre des objectifs de découplage énergétique et climatique du PIB fixés par l'Accord de Paris", conclut le rapport.

Cela doit passer préalablement par la prise de conscience de l'impact environnemental de ces technologies. Il s'agit d'intégrer les impacts environnementaux du numérique comme critère de décision dans les politiques d'achat et d'utilisation des équipements. A cet effet, "nous avons développé un référentiel permettant de décrire l'empreinte environnementale du numérique, embryon d'une base de données qui permettrait d'effectuer des bilans carbone des grands projets numériques", explique Maxime Efoui-Hess.

"La pression de l'offre (Gafam(4), BATX(5)) et les attentes de croissance du PIB associées à la numérisation ne peuvent servir de seuls juges dans la sélection des projets numériques", estiment les auteurs.

Mais le scénario de sobriété énergétique du think tank prévoit malgré tout une augmentation du volume des données échangées et une stabilisation de la production des smartphones et téléviseurs au niveau de 2017. Par conséquent, il ne suffira pas à lui seul à réduire l'empreinte environnementale du numérique et est incompatible avec les objectifs de l'Accord de Paris, reconnaissent les auteurs. Des efforts supplémentaires sont donc nécessaires.

"Il faut rentrer dans le problème par le réglementaire", estime Jean-Marc Jancovici, qui rappelle qu'historiquement la technique n'est jamais arrivée à rattraper l'inflation des usages. "Mais c'est aussi une chance, estime le président du Shift Project. Les ingénieurs français étant très bons dans l'optimisation sous contrainte".

Que faire encore face à ce constat alarmant ?

Le think tank propose un scénario de sobriété énergétique qui permettrait de ramener la hausse de la consommation d'énergie du numérique à +1,5%. Pour cela, il préconise de systématiquement "acheter les équipements les moins puissants possibles, à les changer le moins souvent possible et à réduire les usages énergivores superflus".

Laurent Radisson

 
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