Réponse à l’invitation à participer à l’Audition ouverte à la presse sur les compteurs communicants le 14 décembre 2017 à l’Assemblée nationale

 

L’association Nationale Robin des Toits a décidé de ne pas répondre à cette invitation.

 

En effet, les 4 minutes qui lui sont généreusement imparties ne semblent concédées que pour éviter tout questionnement à l'image de ces auditions.

 

Les décisions sont déjà prises, et le rapport de l'OPECST ne servira qu'à toiletter de soi-disant "démocratie" et d'un petit vernis scientifique (univoque comme toujours avec l'OPECST qui a des antécédents parlant dans le domaine des pollutions électromagnétiques) une technologie dangereuse pour la santé, attentatoire aux libertés publiques, et qui n'a pour but - sous couvert d'écologie, de greenwashing de fait -  que de marchandiser ce qui était jusqu'à maintenant un service public.

 

Robin des Toits ne souhaite pas cautionner une procédure qui va à terme enchérir le prix d'une denrée nécessaire à tous : l'énergie. Ceci dans des conditions anti-démocratiques, anti-écologiques, inégalitaires au plan des fondements de la République et qui porteront atteinte à la santé publique.

 

En démocratie, le libre choix est incontournable.

Les décisions qui sont prises pour le profit de certains intérêts privés et non pour l'intérêt général ne sont pas acceptables. Robin des Toits continuera à les combattre.

Robin des Toits travaille pour l'humain et pour la santé publique. Ne parlant pas la même langue, Robin des Toits ne souhaite pas être instrumentalisé pas des sociologues de l'acceptation.

 

Si les députés désirent être "éclairés", il leur suffit de retourner dans leurs circonscriptions écouter - véritablement - les gens. Ils peuvent aussi consulter nos sites et nos différents communiqués si le temps ou le goût leur manquent pour rencontrer les simples citoyens. Étant censés incarner la Représentation Nationale, ils devraient éviter de travailler pour le Big Data et les GAFA mais plutôt pour l'intérêt de leurs concitoyens.

 

Si une association comme Robin des Toits existe, cela démontre que bon nombre d'élus ne font pas vraiment leur travail...

 

Si le libre choix d'accepter ou de refuser ces compteurs soi-disant intelligents est rendu au public, comme ce devrait être possible dans le cadre d'une démocratie, l’association nationale Robin des Toits pourrait reconsidérer sa position.

 

Cette réponse peut être versée dans votre rapport le cas échéant.

 

Vous en souhaitant bonne réception.

 

 

Etienne CENDRIER

Porte-Parole national

Réponse à une non invitation

Pourquoi nous n’irons pas à la table ronde de l’Assemblée nationale sur les compteurs Linky
à laquelle nous ne sommes pas conviés

 Madame Bouchardon,

Merci, mais non merci. Nous ne participerons pas à la table ronde à laquelle vous ne nous avez pas conviés. Si des parlementaires s’interrogent soudain sur les raisons de notre refus, qu’ils lisent les dizaines de textes, enquêtes, tracts et communiqués rédigés depuis deux ans par les habitants de leurs « territoires », comme ils disent, et qu’ils étaient censés écouter et représenter.
 Ce n’est pas faute d’avoir rabâché que nous voulions rester maîtres de nos vies, que nous n’accepterions pas le transfert de notre libre arbitre à des machines. Vos prétendues garanties d’innocuité des dispositifs techniques et de confidentialité des données pillées ne rendront jamais les compteurs communicants compatibles avec une vie libre et humaine. Ni « smart city » ni « dématérialisation », nous voulons un monde avec contact. Si les parlementaires avaient voulu comprendre notre refus, ils auraient pu nous parler en face, dans chaque circonscription, où nous manifestons depuis deux ans. Vos tables rondes tardives et parcellaires sont vaines et indécentes.
 
 Naturellement, ce ne sont pas nos raisons qui intéressent l’Assemblée nationale, comme vous l’écrivez vous-même. L’Etat s’inquiète de la « persistance d’un fort mouvement d’opposition » et espère qu’un sociologue, à l’écoute d’un « représentant » des opposants, saura cartographier notre opposition afin d’élaborer les éléments de langage pour contrer nos arguments. Nous ne sommes pas si stupides que nous l’instruisions nous-mêmes des ressorts de notre mouvement, de sa dynamique et de son ampleur.
 Les sociologues de l’acceptabilité, nous les connaissons autant qu’ils nous connaissent. Nous savons leur axiome : « Faire participer pour faire accepter ». Le coup du « débat » une fois les décisions imposées, Madame Bouchardon, on nous l’a déjà fait. Nous nous souvenons du nucléaire, des OGM, des nanotechnologies. Jamais les élus et décideurs ne cherchent à nous rencontrer avant de bouleverser notre monde et nos conditions de vie.
 Gardez vos sociologues, vos « procédures de dialogue avec le peuple » et votre mépris. Nous nous exprimons quant à nous sans pare-feux et nos voisins nous comprennent assez bien.
 
 Nous ne voulons pas plus de vos experts et de leur expertise. Décider quelle vie nous voulons n’est pas un problème technique, mais politique. Nous n’avons que faire de vos mesures d’exposition aux champs électromagnétiques, de vos dispositifs d’anonymisation des données, de vos études, de vos normes et de vos seuils. Nous ne voulons ni d’un compteur connecté sain, ni d’un compteur connecté discret. Nous ne voulons pas plus de compteur connecté que de quincaillerie connectée dans nos maisons, de ville « intelligente » ou d’une existence pilotée par le « big data ».
 Nous sommes les experts de nos propres vies. Nous contestons à l’Etat le droit de nous imposer un objet connecté chez nous, de nous forcer à vivre dans des « smart cities » déshumanisées et automatisées, de faire de nos données une marchandise - de rendre impossible notre vie humaine.
 
 Pour tous ces motifs, Madame Bouchardon, nous poursuivrons notre mouvement de refus avec la persévérance que les parlementaires lui reconnaissent. Nous élargirons et approfondirons notre réflexion et notre critique, avec les habitants de nos métropoles et de nos villages. Nous prenons bonne note de l’inquiétude des élus, et nous nous emploierons à la justifier toujours plus, à notre manière : libre et humaine.
 
Pièces et main d’œuvre
Grenoble, le 8 décembre 2017

Appel de Reykjavik sur la technologie sans fil dans les écoles

Conférence internationale Reykjavik sur les enfants, le temps d'écran et le rayonnement sans fil
24 février 2017

Nous, les signataires, sommes préoccupés par la santé et le développement de nos enfants dans les écoles utilisant la technologie sans fil pour l'enseignement. Un grand nombre d'études scientifiques ont démontré des risques médicaux considérables avec une exposition à long terme aux rayonnements de radiofréquences (RRF) à partir de dispositifs sans fil et de réseaux bien en deçà des niveaux de référence recommandés par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP). Nous demandons aux autorités de prendre leur responsabilité pour la santé et le bien-être futurs de nos enfants.



En mai 2011, l'Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC) de l'OMS a classé les RRF comme cancérogène du groupe 2B, c'est-à-dire «potentiellement» cancérogène pour l'homme. Depuis lors, plus d'études scientifiques sur l'exposition aux RRF chez les humains, les animaux et le matériel biologique ont renforcé l'association d'un risque accru de cancer, en particulier les tumeurs cérébrales. Plusieurs études en laboratoire ont démontré des effets mécaniques dans la carcinogenèse tels que le stress oxydatif, la régulation à la baisse de l'ARNm et les dommages à l'ADN avec des bris d’un seul brin. La classification du cancer du CIRC inclut toutes les sources de RRF. L'exposition provenant des stations de base de téléphonie mobile, des points d'accès Wi-Fi, des téléphones intelligents, des ordinateurs portables et des tablettes peut être à long terme, parfois 24 heures sur 24, à la maison comme à l'école. Pour les enfants, ce risque peut être accentué en raison d'un effet cumulatif pendant une longue durée de vie. Les cellules en développement et immatures peuvent également être plus sensibles à l'exposition aux RRF. Aucun niveau de sécurité de ces rayonnements n'a été déterminé par aucun organisme de santé et nous n'avons donc aucune garantie de sécurité.

Outre le risque de cancer, les RRF peuvent également affecter la barrière hémato-encéphalique l’amenant à s’ouvrir et à laisser entrer des molécules toxiques dans le cerveau, endommager des neurones dans l'hippocampe (le centre du cerveau pour la mémoire), dérégler la production de protéines essentielles nécessaires au métabolisme du cerveau , modifier la réponse au stress et la neuro-protection, et affecter les neurotransmetteurs. Il a été observé que la tête des spermatozoïdes exposés au Wi-Fi a plus de défauts et leur ADN subit davantage de dommages. Les RRF peuvent augmenter le stress oxydatif dans les cellules et mener à l'augmentation des cytokines pro-inflammatoires et à une plus faible capacité à réparer les ruptures de brins d'ADN simple et double.

Des déficiences cognitives dans l'apprentissage et la mémoire ont également été démontrées. Les résultats des enquêtes de performance PISA de l'OCDE en lecture et en mathématiques montrent que les étudiants des pays ayant le plus investi dans l'introduction des ordinateurs à l’école ont de moins bons résultats scolaires. Mener plusieurs tâches de front, passer trop d'heures devant un écran, avoir moins de temps pour les contacts sociaux et les activités physiques avec un risque accru de voleurs au cou et au dos, de surpoids, de problèmes de sommeil, et la dépendance aux technologies de l'information constituent certains des risques connus et des effets secondaires d’un usage abusif de l'informatique. Tout cela offre un contraste frappant avec les prétendus avantages de ces technologies sans fil en milieu scolaire, qui n’ont d’ailleurs jamais été clairement démontrés.

Nous demandons aux autorités scolaires de tous les pays d'acquérir des connaissances sur les risques potentiels des RRF pour la croissance et le développement des enfants. Le soutien des technologies éducatives câblées est une solution plus sûre que les expositions potentiellement dangereuses aux rayonnements d’appareil sans fil. Nous vous demandons de suivre le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable - aussi bas que raisonnablement possible) et la Résolution 1815 du Conseil de l'Europe et de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l'exposition aux RRF.

Règles pratiques pour les écoles concernant les enfants et la technologie sans fil. 

- Pas de réseaux sans fil dans les pré-maternelles, maternelles et écoles.
- Une connexion câblée directe est recommandée à chaque classe pour que l'enseignant puisse l'utiliser pendant les cours.
- Préférer les téléphones filaires pour le personnel dans les pré-maternelles, maternelles et écoles.
- Préférer la connexion câblée à Internet et les imprimantes dans les écoles et désactiver les paramètres Wi-Fi dans tous les équipements
- Préférer les ordinateurs portables et les tablettes qui peuvent être connectés par câble à Internet.
- Les élèves ne devraient pas être autorisés à utiliser les téléphones cellulaires dans les écoles. Ils peuvent les laisser à la maison ou bien l'enseignant les ramasse en mode désactivé avant la première leçon du matin.

Conférence internationale Reykjavik sur les enfants, le temps d'écran et le rayonnement sans fil - 24 février 2017

Signé par :

Lennart Hardell, MD, PhD
Department of Oncology, Faculty of Medicine and Health, Örebro University
SE-701 82 Örebro, Sweden.
E-mail: lennart.hardell@regionorebrolan.se

Tarmo Koppel, PhD candidate
Department of Labour Environment and Safety Tallinn University of Technology, SCO351 Ehitajate tee 5, 19086 Tallinn, Estonia
E-mail: tarmo.koppel@ttu.ee

Lena Hedendahl, MD, Sweden
Johan Wilhelmson, MD, Sweden
Michael Carlberg MSc, Sweden
Mona Nilsson, Chairman Swedish Radiation Protection Foundation, Sweden
Rainer Nyberg, EdD, Professor emeritus, Finland
Franz Adlkofer, Professor, Germany
Peter Ohnsorge, Dr Med, Germany
Peter Hensinger, M.A., diagnose:funk, German consumer-rights organization
David Carpenter, MD, Professor, USA J
ames Huff, PhD, USA
Cindy Sage, MA, Sage Associates, Co-Editor, BioInitiative Reports, USA.

ANNEXE POUR EN SAVOIR PLUS

Références 


http://www.cqlpe.ca/pdf/AppelDeReykjavik.pdf

à propos des Manifestations Citoyennes
contre les compteurs Linky, Gazpar et cie
du week-end  19 et 20 mai

dans toute la France

 

communiqué de Stéphane L'homme

 

 

 

Un an et demi après le lancement du programme Linky par Enedis et quelques semaines après le rassemblement national devant Radio-France, des Journées nationales d'action Stop-Linky ont eu lieu les 19 et 20 mai un peu partout en France.

 

Des actions ont eu lieu par exemple à Niort (cf reportage France3), à Cahors (cf article La Dépêche), à Toulon (cf article Var-Matin), ou à Rennes (cf reportage France bleu), etc.

 

Les manifestants demandent le respect du droit de refus pour les communes (à ce jour, plus 360 municipalités ont voté des délibérations contre les compteurs communicants) et, lorsque la commune ne s'engage pas, le respect du droit de refus pour les particuliers.

 

Ils dénoncent aussi les intimidations et les violences commises par les sous-traitants d'Enedis qui utilisent les moyens les plus injustifiables pour imposer ces compteurs aux citoyens de plus en plus nombreux qui n'en veulent pas. Une pétition contre ces méthodes a déjà recueilli plus de 21 000 signatures.

 

Les communes et les particuliers sont de plus en plus nombreux à refuser les compteurs communicants pour plusieurs raisons : grave faute environnementale et financière (les compteurs actuels peuvent encore durer des décennies), factures en augmentation brutale, nombreux problèmes techniques (installations qui disjonctent continuellement, appareils qui dysfonctionnent, etc), mise en cause des libertés publiques (captation d'innombrables informations sur la vie des usagers), mise en cause de la santé publique (émissions de diverses ondes électromagnétiques), etc.

 

l'association Robin des toits communique

Les compteurs d’eau à télé-relève inoffensifs?

Le vrai/faux de Robin des Toits concernant les compteurs d’eau télé-relevés à ondes

 

LINKY : La Cour des comptes découvre ce que la CGT disait il y a déjà 10 ans

LINKY coûte cher et n’apporte pas les avantages escomptés, en particulier pour les usagers.

Comme c’est bizarre ! La Cour des comptes fait ce constat et la presse le reprend en cœur.
Nous rappellerons quand même à chacun, car le passé semble vite oublier la position de la CGT :
dès l’origine du projet, la CGT a dénoncé son coût exagéré et mis en avant la possibilité de mettre en
place d’autres systèmes communicants au niveau des postes sources de distribution pour 10 fois moins cher.
Cette option était largement suffisante pour répondre à la nécessité d’un pilotage beaucoup plus fin du réseau de distribution d’électricité et pour améliorer sa gestion.
Le besoin, qui était lié à la multiplication de l’insertion des moyens de production alternatifs directement sur le réseau géré par le Distributeur ainsi que les objectifs de la transition Énergétique, n’impliquait pas d’installer un compteur communicant dans chaque foyer.
Les apports pour l’usager, qui pourrait par ce biais mieux contrôler ses consommations et donc faire des économies, paraissent bien illusoires.
La réalité, c’est que le compteur LINKY est l’outil idéal au service des fournisseurs pour
développer le marché en permettant la multiplication des offres commerciales.
In fine, c’est donc le service public qui supporte pour leur compte le coût du projet.
Mais force est de constater qu’à l’époque, personne n’a tenu compte des remarques de la CGT et encore moins évalué sérieusement les solutions alternatives.
Aucun acteur n’a également apprécié les conséquences sociales de ce nouveau compteur : suppressions d’emplois à ENEDIS et conditions sociales des sous-traitants chargés de la pose des compteurs souvent inacceptables.
Là encore, silence général, et la CGT s’est retrouvée bien seule pour essayer de limiter au maximum les conséquences sociales de décisions qui apparaissent maintenant bien inconséquentes…
Alors à quoi ou à qui servent aujourd’hui ces « révélations » ? Maintenant qu’ENEDIS est au milieu du
gué, chacun comprendra qu’il semble délicat de suspendre un projet d’une telle ampleur (au moins 5
milliards) ou d’en modifier les conditions d’exécution. Qui paierait la note ?
En tout cas, ENEDIS ne saurait être tenue pour seule responsable et encore moins subir les conséquences de décisions politiques prises alors dans l’enthousiasme général dans l’entreprise, à l’exception de la CGT, comme à l’externe.
Enfin, il ne faudrait pas que cet épisode serve une nouvelle fois à dénigrer un modèle de service public qui a fait ses preuves et qui reste sur certains territoires le seul encore présent.
La CGT espère que cette prise de conscience des illusions d’une marche forcée vers la marchandisation du secteur qu’illustre cette affaire, ramènera les pouvoirs publics à une écoute plus attentive des représentants des salariés et (surtout) les incitera à revenir à une logique de service public au service des intérêts de tous les usagers.
Dans ce contexte, il nous semble opportun de réaffirmer le rôle central du Distributeur ENEDIS en
tant qu’acteur neutre dans l’organisation actuelle du marché, et sa place d’opérateur national de
service public.
Enfin, les enjeux de la transition énergétique, réels, doivent cesser de servir de cache-nez pour des
objectifs bien moins altruistes des promoteurs du marché dans le domaine énergétique…
Pour cela, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités en fixant plus précisément sur
le long terme les objectifs du Distributeur et de s’assurer de l’affectation des moyens octroyés par
le tarif de Distribution, c'est-à-dire de l’argent des usagers.
Interlocuteur :
Bruno BOSQUILLON 08 février 2018