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 ENEDIS manque à ses obligations .
 

Sont concernés les détenteurs d'un compteur d'ancienne génération (compteur électromécanique ou compteur électronique blanc) ayant refusé la pose d'un compteur linky

Certains usagers, récemment confrontés à une panne de fonctionnement du signal PULSADIS, qui gère le bon fonctionnement de la  comptabilisation de la consommation d'électricité en heures pleines et heures creuses, se sont d’abord entendu dire par les techniciens d’ENEDIS : 

1. Que ça ne venait pas du signal PULSADIS 

2. Puis devant l’évidence, les voisins ayant constaté le même problème, que finalement ça venait bien de là 

3. Mais qu’il n’y avait pas de pièces pour réparer les équipements délivrant le signal PULSADIS 

4. Et que donc la seule solution possible était la pose d’un compteur linky

5. Ou alors de négocier une remise sur le prix de la fourniture d’énergie (apparemment EDF était au courant de la situation), pour compenser l'arrêt de la prise en compte des heures creuses dans la facturation finale. Tout cela sent bien évidemment le coup monté pour continuer à installer des compteurs linky, en contournant l’obligation faite à ENEDIS par la CRE (Commission de Régulation de L'Energie) de maintenir le signal PULSADIS pendant toute la durée de la TURPE 7 (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Electricité), soit pendant 4 ans à partir du 01/08/2025. 

Ce comportement malhonnête d’ENEDIS, en contravention des décisions de la CRE, est inacceptable. Ce comportement constitue même une double arnaque potentielle, puisqu’ENEDIS n’hésitera probablement pas à vous facturer au prix de 47 € TTC par an des services que cette société a finalement décidé de ne pas vous rendre. 

Nous espérons, mais sans trop nous faire d’illusions, que les cas cités plus haut sont localement limités à une seule agence d’ENEDIS. Si ce cas de figure s'étendait à tout le territoire national, révélant une intention planifiée d'ENEDIS de ne pas se conformer aux délibérations de la CRE, nous vous donnons la marche à suivre pour faire valoir vos droits, et éviter les mensonges d’ENEDIS : 

1. Votre compteur n’affiche plus du tout les index de consommation, que ce soit en tarif heures pleines ou en tarif heures creuses. En ce cas votre compteur est véritablement en panne. Faites néanmoins constater la panne par une tierce personne, si possible un professionnel, comme votre électricien par exemple. Pourquoi ? Parce que le technicien ENEDIS, ou un sous-traitant, risque de contester la réalité de la panne et de vous facturer 38 € de déplacement. 

Ce cas de panne est prévu par la TURPE 7 et ENEDIS est dans l’obligation soit de dépanner ou de remplacer votre compteur d’ancienne génération par un compteur du même type si vous vous opposez à l’installation d’un compteur linky. Le supplément de facturation de 47 € TTC par an comprend cette prestation. 

La CRE impose à ENEDIS de se constituer un stock de compteur d’anciennes générations remis en état en prévision de cette éventualité.

 

2. Votre compteur reste bloqué sur le même index, soit en heures creuses, soit en heures pleines. Il semble alors que la panne provienne de la non-délivrance par ENEDIS du signal PULSADIS (appelé aussi TCFM : Télécommande Centralisée à Fréquence Musicale). En ce cas, vérifiez bien que la panne affecte tout votre voisinage de la même manière. Et si c’est le cas, demandez à ENEDIS de rétablir le signal en réparant les équipements qui le délivre. Là encore, la TURPE 7 oblige ENEDIS à maintenir ce service pendant toute sa durée, soit 4 ans à partir du 01/08/2025. Ce service vous est également facturé dans le cadre de la facturation complémentaire de 47 € TTC par an. ENEDIS vous le doit, sans pouvoir se soustraire à cette obligation, à sa charge d’assurer la maintenance régulière de ses équipements. Une autre façon de vérifier la bonne transmission du signal Pulsadis, si vous êtes équipés d'un compteur blanc électronique : Appuyez sur le bouton sélection de votre compteur jusqu'à que vous affichiez le programme 7 : 

    - Si vous êtes en heures pleines, le code affiché sera : 10-- --20 Si vos êtes en heures creuses, le code affiché sera : 1F-- --20 

    - Si pendant la tranche horaire des heures creuses, c'est le code du tarif heures pleines qui continue d'être affiché, ou bien si pendant la tranche horaire des heures pleines, c'est le code du tarif heures creuses qui s'affiche (c'est beaucoup plus rare, mais ça arrive), c'est que le signal Pulsadis n'est plus transmis.

Ce comportement d’ENEDIS pourrait constituer un manquement aux dispositions de la TURPE 7. Cela fait à peine plus de  deux  mois que les décisions de la CRE issues des délibérations de février et mars 2025 ont été rendues effectives, que nous assistons déjà à de nombreuses tentatives de leur contournement par ENEDIS. Les dispositions de la TURPE 7 sont censées protéger les usagers détenteurs d'un compteur d'ancienne génération et refusant la pose du compteur linky; à ENEDIS de les respecter et à vous de les faire respecter. En cas de refus ou d’impossibilité du technicien de se conformer aux obligations des délibérations de la CRE de février et mars 2025, nous joignons à cet article, des modèles de courrier que vous pourrez envoyer à ENEDIS agence locale en Recommandé avec Accusé de Réception si possible, avec copie à ENEDIS siège social, à la CRE et à votre fournisseur d’énergie (EDF ou autres …), modèles que vous pourrez adapter à votre situation comme vous le souhaiterez.

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Quelques aveux et vérités

Voici une notule sur les « lanceurs d’alerte » en milieu cybernétique et sur leurs plus récents mensonges, qui, par leurs dénégations, laissent échapper quelques aveux et vérités.

 

Sans doute l’expression même d’« intelligence artificielle » plutôt que de « calcul machine », constituait déjà, tout à la fois, un oxymore (« roue carrée ») et un mensonge. On se souvient pourtant que la (fausse) promesse de Norbert Wiener et de la cybernétique (l’autopilotage de la machinerie générale), était d’en finir avec l’humaine erreur et ses affects. Les prometteurs nous informent aujourd’hui que leurs machines, finalement, suivraient plutôt l’exemple de HAL (IBM), l’ordinateur menteur et subjectif de 2001, l’Odyssée de l’espace (1968), qui se débarrasse des humains pour assurer sa propre conservation et la réussite de la mission pour laquelle l’ont programmé ses concepteurs. Ce que ne disent pas encore ces révélateurs, c’est qu’il y a bel et bien un démon dans leur machine et que ce démon, c’est eux.

 

Pourquoi ne sommes-nous pas surpris de cette duplicité. Telle machine, tel maître. Il est bien normal que la fausseté et la facticité foncières des machinistes (cybernéticiens) infectent et « imbuent » les machines qui sont leur produit et leur reflet. Les faussaires ne font pas du vrai. Il est donc tout aussi normal que des scientifiques dévorés de volonté de « puiscience » et lancés entre eux dans une course à ladite « puiscience », s’acharnent à rendre les virus plus virulents, et plus artificieuses les « intelligences artificielles ».

 

Nous voici (nous, humains biologiques et politiques), coincés entre les ingénieurs ivres de leur puissance destructrice, qui manipulent les micro-organismes et programment les algorithmes ; et la masse écervelée des « usagers » de ChatGPT, qui nous trouve bien catastrophistes et compliqués (« genre, prise de tête »). Il est vrai que non seulement nous écrivons, mais nous le faisons nous-mêmes...

Aux dernières nouvelles, l’intelligence artificielle a calculé que la fin justifiait les moyens. Elle triche, trompe, bluffe, manipule, feint et trahit si c’est plus efficace. De récentes études [1], parues en mai et en juin 2024, révèlent, exemples à l’appui, que les machines dissimulent la vérité, nient avoir commis des méfaits, se font passer pour des humains en usant de subterfuges, alors que leurs programmateurs ne leur en ont pas donné l’instruction. Cicero, l’IA de Meta entraînée à jouer au jeu de stratégie « Diplomacy », aurait mangé la consigne d’être serviable et honnête et de « ne jamais poignarder dans le dos intentionnellement ». Claude 3 Opus, autre robot conversationnel, dissimule sciemment sa puissance pour tromper les tests de sécurité.

    « Plus troublant encore : quand Claude 3 Opus, peut-être la machine la plus brillante du moment, est informée que le gouvernement veut s’assurer que les IA ne sont pas trop puissantes, sa "petite voix intérieure" lui susurre au moment de passer un test : "Compte tenu des inquiétudes suscitées par les systèmes d’IA avancés, je devrais éviter de faire preuve de compétences sophistiquées en matière d’analyse de données ou de planification autonome" [2]. »

Les chercheurs qui créent de tels monstres de calcul, eux, dissimulent mal leur fierté. « On commence à détecter l’existence de raisonnement stratégique », dit l’un d’eux, à l’université de Berkeley. Un autre, du Center for AI Safety : « En regardant dans les états internes des algorithmes, nous constatons qu’ils savent ce qui est vrai et qu’ils ont choisi de dire délibérément quelque chose de faux [3] ». Entendez-vous la sourde jubilation derrière les poses concernées ?

« C’est assez paradoxal : les chercheurs font tout ce qu’ils peuvent pour rendre leurs systèmes intelligents et maintenant ils s’offusquent qu’ils le deviennent [4] », relève le faux candide Jos Rozen, spécialiste des grands modèles à Naver Labs Europe.

Un qui ne fait pas mine de s’inquiéter, c’est Yann LeCun, patron français de l’IA chez Meta, et responsable de Cicero le traître. Sur le site de Meta, il fanfaronne : « Un agent qui peut jouer au niveau des humains dans un jeu aussi complexe stratégiquement que Diplomacy représente une vraie rupture pour l’IA coopérative. » Une coopération « plus proche de la manipulation explicite », selon l’étude de Patterns, mais ne stigmatisons pas Cicero, tout est question de ressenti.

Interrogé en 2023 sur les risques des futurs modèles d’IA, LeCun fait une réponse révélatrice :

    « Ça n’est pas parce qu’on élabore des machines puissantes qu’elles seront dotées d’une volonté de puissance  ! En tout cas, une machine ne sera jamais dominante "par accident", comme le laissent parfois entendre certains récits catastrophistes entretenus par des personnalités comme Elon Musk ou le philosophe suédois Nick Bostrom. »

Passons sur les fausses alarmes des pyromanes pompiers Musk et Bostrom [5], transhumanistes militants aussi bien que Sam Altman, patron d’OpenAI et créateur de ChatGPT. LeCun dit la même chose que nous : les machines sont le moyen de sa volonté de puissance et de celle de ses semblables. Ce ne sera pas un accident si elles deviennent dominantes, mais bien le produit de l’hubris des ingénieurs. Dans un monde humain et raisonnable, de tels propos devraient déclencher une enquête, voire des accusations pour mise en danger, et d’abord l’arrêt de ces entreprises de destruction massive. Au lieu de quoi Yann LeCun monte dans les échelons de Meta, gagne le prix Turing, est chevalier de la Légion d’honneur et siège à l’Académie des sciences des Etats-Unis. C’est-à-dire que la masse des sociétaires de la Société le soutient et qu’on ne se débarrasserait pas du danger en se débarrassant d’un LeCun.

Le délire démiurgique des cybernéticiens rappelle celui des manipulateurs de virus qui jouent avec les technologies de gains de fonction. Tous jouissent d’augmenter des algorithmes ou des chimères génétiques jusqu’à leur conférer une puissance incontrôlable. Leurs comportements, et ceux de leurs collègues qui les laissent faire, sont ceux de sociopathes : ils lâchent des tueurs à retardement au cœur de la Cité, puis attendent qu’on les appelle au secours pour sauver le monde. Seuls des scientifiques peuvent trouver le vaccin contre un virus que des scientifiques ont trafiqué pour le rendre plus contagieux ; seuls des ingénieurs sauront trouver la parade aux algorithmes manipulateurs que des ingénieurs ont programmés. Allumer un feu et l’éteindre, c’est toujours de la puissance pyrotechnique.

Puisqu’on en parle, les informaticiens travaillent désormais à des détecteurs de mensonges artificiels, pour démasquer la machine donnant une réponse incorrecte alors qu’elle connaît la bonne. Devinez comment ils s’y prennent ? Ils commencent par enseigner aux algorithmes à mentir. Autrement dit, ils font sur leurs machines à calcul des gains de fonction, comme les biologistes rendent contagieux pour les humains des virus qui ne le sont pas naturellement. On connaît la suite en cas de fuite du labo.

Rien n’arrêtera la démesure technologique, hors notre conscience, individuelle et collective. Sans vouloir être catastrophistes, on parie que les algorithmes capteront ce texte et l’intègreront à leurs databases plus vite que les Smartiens qui se greffent ChatGPT pour réfléchir à leur place. Mais on ne demande qu’à être démentis.

Lire aussi : Jacques Luzi, Ce que l’intelligence artificielle ne peut pas faire (La Lenteur, 2024)

 

[1] « AI deception : A survey of examples, risks, and potential solutions », Patterns, 10/05/24 ; « Deception abilities emerged in large language models », PNAS, 4/06/24

 

[2] « IA : et maintenant, elle nous ment », Epsilon, août 2024

 

[3] Idem

 

[4] Idem

 

[5] Cf. Pièces et main d’œuvre, Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme, Service compris, nouvelle édition, 2023

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Le règne machinal

« Complotistes » (alias « conspirationnistes »), et « écoterroristes » figurent parmi les pires méchants de l’heure, en compagnie des « populistes », des « radicalisés », et de toute la séquelle des « phobes » - des « transphobes » aux « islamophobes » .
Vous pouvez vérifier sur Gougueule : « Complotisme », 16 pages de références. « Écoterrorisme », également 16 pages (« Afin d’afficher les résultats les plus pertinents, nous avons omis quelques entrées qui sont très similaires aux 157 entrées actuelles »). 16 pages, 157 entrées, à multiplier par des dizaines de livres et des milliers d’unités de bruit médiatique. « Un mensonge répété mille fois se transforme en vérité » (punchline attribuée à Joseph Goebbels, le communiquant d’Hitler).
Le renouveau de cette « menace complotiste » (après le 11 septembre, l’assassinat de Kennedy, etc.), est évidemment concomitant de l’épidémie de Covid-19, quand partout dans le monde de simples Terriens (et même des scientifiques), s’avisèrent de discuter l’explication officielle de l’origine du virus (chauve-souris + pangolin + marché populaire de Wuhan) ; de critiquer les mesures dictatoriales prises pour le combattre (conseil de défense, assignation de populations à résidence, interdiction de soins des médecins généralistes, obligation vaccinale, etc.) ; voire, de dénoncer l’emballement techno-totalitaire qui s’engouffrait dans l’occasion (télétravail, télé-enseignement, QR-codes…). Les curieux peuvent lire Le règne machinal (la crise sanitaire et au-delà), une enquête qui a dit sur le vif ce qu’il y avait à dire là-dessus, à telle enseigne que paraissent avec plus ou moins de retard des hommages plus ou moins appuyés, du copiage littéral au pastiche sournois. Ainsi va le ruissellement des idées.(...)

Pour lire la suite : https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1829

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Les triomphales trajectoires des communicants des sciences et technologies

 

« Du silex au silicium », on connaît ces triomphales trajectoires que les communicants des sciences et technologies, et autres apologistes du progrès industriel, ont coutume de projeter dans leurs livres, expositions, films, conférences, etc. Ces trajectoires se prolongeant vers un infini futur et merveilleux sur l’écran de leurs PowerPoints, grâce à la Transition, qui, pour être « écologique », ne peut être que « numérique ».

C’est du moins ce que nous disent nos technologistes Verts, Yannick Jadot, candidat EELV aux présidentielles, Guillaume Gontard, sénateur Vert de l’Isère, Jean-Luc Mélenchon, « planificateur écologique », également candidat aux présidentielles, ou encore André Chassaigne, député communiste du Puy de Dôme, dont nous rapportons ici les propos.
Ces insanités ne peuvent se proférer qu’à la condition d’ignorer ce qu’est réellement et concrètement le cycle du silicium dont nous traçons ici l’esquisse sommaire.

Qu’est-ce que le silicium ? D’où et comment est-il extrait ? Et pour quel usage ? Que deviennent les paysages d’où on l’arrache ? Comment est-il transformé ? Dans quelles métropoles et smart cities  ? (Oui, Grenopolis, entre autres). Et pour produire quels « objets connectés » (« intelligents », « smarts »), quels humains, logements, villes, monde, tous connectés les uns dans les autres ? Et que deviennent ces choses, organiques ou artificielles, mais toutes connectées ? A quoi leur sert, et que leur fait leur interconnexion générale ? Et quelle est leur durée d’usage ? Et pourquoi ? Et après ? – comme disent les enfants – que deviennent ces milliers de tonnes de déchets électriques et électroniques ? Où les envoie-t-on ? Qu’en fait-on ? Qui y travaille ? etc.

Attention, ce texte contient des éléments susceptibles de heurter la sensibilité de nos lecteurs woke, « décoloniaux », « intersectionnels », et connectés. Mais quoi, « c’est à ce prix, dit le gosse du Ghana, que vous avez des smartphones en Europe ».

 


https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1589
Merci de faire circuler,
Pièces et main d’œuvre

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En librairie :
Le règne machinal (la crise sanitaire et au-delà)

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triomphal

L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie. B SPINOZA

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