top of page

actualités

Ils ont marqué la contemporanéité

Des esprits malins parlent de “croissance verte”. Mais le mot est faux.

Le concept n’existe pas. "Ce qu’il faut organiser, c’est la décroissance. Consommer moins, voyager moins, se déplacer moins, produire moins"…/… Jean-Michel Aphatie, au micro d’Europe 1 …/… Tout le monde le sait, si nous ne faisons rien, la « décroissance » nous sera imposée : îles du Pacifique submergées, ouragans à répétition, sécheresses (comme cette année)... Chaque jour, le climat réduit notre production, parfois de façon violente. Demandez aux habitants de Paradise, en Californie. Ah ! Mince, c’est vrai, vous ne pouvez pas,

ils sont tous morts. L’alternative, ce serait une décroissance organisée :

interdire la production, et l’importation, des innombrables merdouilles qui inondent les magasins ; manger moins de viande ; remplacer les transports individuels, y compris les trottinettes nucléaires, par des transports collectifs ; isoler les bâtiments ; réorganiser les villes pour limiter les transports, etc. Si nous faisons tout cela, nous consommerons moins d’énergie et de matières premières et nous rejetterons moins de déchets.

Mais il faut aller beaucoup plus loin et faire en sorte que, dans « le panier du ménager», les services, moins polluants, remplacent les objets. Moins d’ordis et plus de cours de musique. Moins, beaucoup moins de fringues et plus de dessins.

Bref, « moins de biens, plus de liens ». Le problème, outre les immenses intérêts économiques en jeu, c’est que le mot «décroissance » fait peur. Il y a une très bonne raison à cela : qui dit récession dit pauvreté, chômage et déficits. De plus, la décroissance a été l’étendard porté par quelques illuminés pour laisser libre cours à leur haine sans nuances de l’humanité. Les critiques de cette décroissance-là ont raison : notre société ne peut pas, dans son état actuel, ralentir la cadence. Tant que nos décisions seront aux mains des entreprises, irresponsables, aucune «transition écologique» ne sera possible.

Pour passer à un mode de vie moins destructeur, il faut tout réorganiser, en commençant par répondre aux questions qui devraient être au centre de notre vie démocratique :

quels besoins satisfaire ? Que produire pour y répondre ? Comment organiser cette production ? Le pas de côté intellectuel à effectuer est donc double.

Un : renoncer à faire « croître» sans cesse la baudruche économique. C’est déjà extrêmement difficile, encore plus, d’ailleurs, pour la gauche - historiquement productiviste pour des raisons sociales - que pour la droite, qui se satisfait de faire du pognon dans toutes les positions.

Deux : renoncer au libre choix, figure centrale de la modernité et incarné par le marché. Et comprendre que seules de fortes contraintes nous sauveront. Là, c’est vraiment balèze. Jean- Michel, tu nous fais ça la semaine prochaine ? J.LITTAUER

A la sortie de son Carrefour de quartier, à Marseille, elle est arrêtée par un agent de sécurité. Motif ? Elle aurait chapardé dans les rayons. Grave accusation ! Le vigile de la franchise se dédouane : c’est pas lui, c’est le logiciel de vidéosurveillance algorithmique du magasin qui a détecté un « geste suspect » et lui a gentiment envoyé une photo de Martine. Derrière cette intelligence artificielle se cache en réalité une boîte française, Veesion.

Cette obligeante start-up promet aux enseignes qui, moyennant la modique somme de 250 à 360 euros par mois, s’abonnent à son logiciel de reconnaissance prédictive de réduire leurs pertes dues au vol jusqu’à 60 %. Pas cher, la police des rayons ! En plus, voilà du renfort qui « ne prend ni pause ni vacances » et ne risque pas de se syndiquer !

Parmi les 3 000 clients revendiqués par la boîte française : des enseignes de la grande distribution comme Spar, Intermarché, Leclerc et Carrefour, des magasins Fnac ou Intersport et même des officines Pharmabest et Apothical. Tous professent une définition très large de ce qui constitue un geste suspect.

Veesion énumère les comportements susceptibles de déclencher l’alerte rouge : mettre un produit dans sa poche, son sac à dos, son sac en toile porté à l’épaule... Autant dire que se pointer avec son sac de course réutilisable, c’est risquer les menottes. Et les acheteurs rapides ou compulsifs doivent se méfier : faire passer en quelques secondes « plusieurs dizaines de produits d’un rayon vers un contenant (sac, panier, etc.) » est jugé particulièrement louche. « Les comportements suspects sont des gestes qui, à première vue, peuvent paraître anodins, assume la boîte sur le Net. Une personne peut, par exemple, glisser un article dans un sac. Mais saviez-vous que les voleurs peuvent être équipés d’un sac à double fond ?» A ce rythme, tous les clients seront bientôt présumés coupables.

Les flics vont avoir du boulot... Martine - qui, après vérification du vigile, n’avait rien volé - y réfléchira désormais à deux fois avant de faire ses courses…/…

En 2015, la SNCF avait mené une expérimentation pour détecter des individus suspects en analysant, notamment, leur température corporelle par vidéo. L’entreprise, qui, quel dommage, n’a pas pérennisé le système, refuse de publier les résultats…/…

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), elle, regarde les trains passer. Elle estime que les vedettes de ces vidéos traquant les comportements à risque doivent être informées du traitement de leur image, et plaide pour un encadrement législatif. Service minimum.../…

Le Comité national pilote d’éthique du numérique rendra un avis sur les enjeux éthiques de la reconnaissance faciale, comportementale et posturale. En attendant, souriez, vous êtes filmés. Mais pas trop, ça risque de faire louche. F. Ruz-Guindos

Plus l’aura des dirigeants est puissante,

plus les conséquences s’annoncent dramatiques.

Impossible d’oublier Richard Fuld, l’ex-PDG de Lehman Brothers, qui a provoqué la plus grande faillite de l’histoire de la finance américaine et a désormais d’innombrables vies sur la conscience. En 2008, alors que le monde de la finance était au bord du gouffre, il continuait de se comporter en mâle alpha, affirmant notamment sa volonté d’arracher le cœur encore palpitant de ses adversaires pour le dévorer avant qu’ils ne meurent. Son ego, gonflé par un salaire annuel de 80 millions de dollars, se délectait de ce genre de phrases…/… L’hubris capitaliste ne se résume pas à l’accumulation de voitures de course et de yachts ultraluxueux équipés d’héliports comme ceux des oligarques. Elle repose aussi sur la certitude que les milliardaires - sortes de seigneurs des temps modernes - sont au-dessus des lois et disposent de la complicité tacite des responsables politiques. Sans un terrain favorable dans la société, la criminalité en col blanc n’existerait pas. Cela se vérifie dans l’industrie automobile, dont les crimes les plus graves ont été minimisés sous l’euphémisme “dieselgate”…/…Les histoires terrifiantes sur l’hubris humaine ont toujours été légion, et nous confrontent à une énigme : pourquoi des êtres doués de raison agissent-ils ainsi ? Les coupables ne sont pas nécessairement des monstres, l’hubris naît de situations spécifiques, elle est plus liée aux circonstances qu’à la nature profonde de l’homme.

Il lui faut un déclencheur : l’excitation, une curiosité spontanée ou bien un manque de délicatesse. Voler plus haut, dérober le feu, construire des tours, piétiner les frontières... L’homme verse dans l’excès parce qu’il en a la possibilité…/…Les philosophes Theodor W. Adorno et Max Horkheimer étaient convaincus que les mythes grecs prédisaient l’élément destructeur de la civilisation, sa violence intrinsèque. Les hommes traitent la nature comme un objet - et leur propre espèce également. Ils ont une prédisposition pour la tromperie, le calcul et l’exploitation.

“De tout temps, Z’Auflkârung, au sens le plus large de pensée en progrès, a eu pour but de libérer les hommes de la peur et de les rendre souverains. Mais la Terre, entièrement ‘éclairée’ [par l’esprit des Lumières'], resplendit sous le signe des calamités triomphant partout”, écrivaient les deux philosophes. C.I

Tiktoc tiktoc tictoc

TikTok est devenue en quelques années « the » réseau social, notamment pour les plus jeunes qui considèrent que Facebook et Instagram sont désormais parfaitement ringards et que ce sont des plates-formes « pour les vieux »…/… TikTok est réputée pour collecter les données de ses utilisateurs. Par ailleurs, selon Consumer Reports, une association de défense des consommateurs yankees, TikTok se permet également de s'emparer des informations concernant « les personnes qui n'ont pas de compte TikTok ». ByteDance se serait en effet associée à une multitude de sociétés spécialisées dans la pub en ligne, les chargeant de placer des traqueurs sur leurs sites pour récolter des informations sur les internautes. En somme, si vous n'avez pas de compte TikTok, vous êtes quand même exposé au fait que vos moindres faits et gestes en ligne atterrissent dans les data du géant chinois. À quoi servent ces données ? À aider les annonceurs de TikTok, pardi…/… Quel genre de données intéresse TikTok ? Votre adresse IP et les différentes interactions avec les pages consultées.

TikTok est notamment mis au courant de ce que vous tapez ou recherchez. Selon Félix Krause, chercheur en logiciels, qui s'est penché sur le problème posé par le navigateur intégré de TikTok, lorsqu'on clique sur un lien au sein de l'application, la page web est ouverte au sein du navigateur interne plutôt que de s'afficher dans Safari, Chrome, Firefox ou assimilé. Grâce à ce navigateur, TikTok peut donc surveiller tout ce que vous tapez sur votre gentil smartphone et s'emparer des entrées clavier (y compris les mots de passe, les informations de carte de crédit, etc.) et de chaque pression sur l'écran, comme les boutons et les liens sur lesquels vous cliquez…/… TikTok a reconnu que les données des utilisateurs étaient accessibles à des salariés en Chine. TikTok poursuit sa stratégie de développement offensive, en envisageant notamment de se lancer dans le streaming musical pour se positionner frontalement face à Spotify ou Apple Music, l'enfermement mental induit par le réseau social constitue selon certains une véritable question majeure de santé publique et une menace pour la démocratie, puisque de plus en plus d'utilisateurs de la plate-forme la considèrent comme une source d'infos à part entière - 10 % des adultes aux États-Unis consultent les actualités en premier sur TikTok, selon une récente étude. Des chercheurs de NewsGuard, startup de fact-checking, c'est presque une vidéo d'information sur cinq qui partage de fausses informations. NewsGuard est formel : « La toxicité de TikTok est devenue une menace importante, car de nouvelles recherches menées par Google suggèrent que TikTok est de plus en plus utilisée par les jeunes comme un moteur de recherche, puisqu'ils se tournent vers la plate-forme de partage de vidéos, plutôt que vers Google, pour trouver des informations. » En plus de la collecte des données, TikTok, par la diffusion de ces « fake news », peut-elle devenir encore plus néfaste pour les systèmes démocratiques que l'est son ancêtre moribond Facebook, qui a déjà complètement changé (vicié ?) le paysage politique mondial ? J.BONNER

Une société liberticide ?

D’elle-même, elle se met en place, demain, les livres d’untel ou untel ne pourront paraitre qu’à certaines conditions. Il y aura la bonne pensée, qui sera détectée grâce à un QRcode ce qui vous permettra alors de paraître et tout fiers comme les gens qui acceptaient de se montrer ici et là en disant « tiens, t’as vu moi j’appartiens au club j’ai mon QR2, vive la vie, je suis libre ». C’est cela qui nous attend si l’on n’y prend garde, la liberté se mérite, la liberté, c’est au quotidien que l’on doit la conquérir et non fermer les yeux en disant « c’est pour notre bien ». M.MENANT

Visions collectives du futur sans  leviers pour bâtir un avenir

Si certains chercheurs se défendent de vouloir jouer les conseillers du prince, alors même que Durkheim assumait son projet politique, la place est vite prise par tous ceux qui font de la sociologie comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, c’est-à-dire comme tous les membres de ces sociétés. La presse, l’édition et les publications en tous genres, numériques ou non, pullulent d’essais et visions du futur qui sont en concurrence pour tenter de nous orienter dans un moment où le changement technique permanent rend l’avenir difficilement lisible. Notre introduction pointait les parentés entre les changements intervenus au moment de l’invention de l’imprimerie et ceux portés par le numérique. Nous avions signalé à quel point l’amplification portait sur toutes les tendances et sur tous les possibles déjà présents, ce qui est le propre d’une technologie pervasive.
Mais il nous faut maintenant nous tourner vers l’avenir et tenter de voir plus clair dans tous les possibles concurrents qui sont vantés dans toute la littérature produite sur le numérique. Ces travaux n’ont pas tous prétention scientifique ni même philosophique mais la sociologie ne peut ignorer à quel point tous ces « discours d’accompagnement » (Moeglin) formatent des visions collectives du futur sans pour autant fournir les leviers pour bâtir un avenir…
Dominique Boullier

L’apparition de l’influenceur virtuel

La notion d’influence contient celle de l’autorité. L’influenceur est censé détenir un savoir, une expérience ou une compétence qui l’autorise à promouvoir un discours ou encore un techno-discours dans la communication numérique de masse. Les influenceurs humains risquent d’être remplacés à court terme par les robots influenceurs. Si il y a une quinzaine d’années, le web était devenu l’eldorado des influenceurs et des influenceuses il est aujourd’hui de plus en plus difficile de gagner sa vie en produisant des contenus sur plateformes numériques. Mais surtout il faut dès à présent compter avec les influenceurs virtuels générés par IA. Leur apparence, vêtements, et activités sont intégralement personnalisés ce qui les rend "réels" et ils vont gagner en popularité. La montée en puissance de ce type d'influenceurs a le potentiel de changer le Marketing d’influence, ils sont plus de deux cents aujourd’hui. Ils simulent encore mieux la proximité pour mieux promouvoir leurs contenus et faire grossir leurs chiffres d’affaire ainsi que leurs nombres de « suiveurs ». Dans cet univers numérique, l’autorité du nombre l’emporte sur celle du sage ou de l’homme raisonnable et l’on assiste à une vaste crise des institutions démocratiques.

Demain tous crétins ?

Sur une année un adolescent de treize ans consacre environ cent douze jours aux écrans contre sept jours de lecture. "Avec les habitudes que produit la nouvelle culture digitale, nous sommes en train de modifier la qualité de notre attention, chez les jeunes en particulier, qui changent en moyenne vingt-sept fois par heure d'objet d'attention, Leur pratique de lecture s’appauvrit. Quand on connait son importance dans le développement de l'empathie et de l'analyse critique, on a des raisons de s'inquiéter pour le développement intellectuel des démocraties contemporaines.

Le cerveau-lecteur, qui est une des plus grandes acquisitions culturelles de l'Homo-sapiens, est menacé. M.WOLF spécialiste neurosciences.

L'une des pistes pour inverser cette tendance, reste le développement des ateliers de lecture. G.O

Face à la numérisation de l’école

Sylvie Menoni, professeure des écoles à Savournon, et François Rousseau, retraité et ancien professeur de français dans les Hautes-Alpes, présentent L’appel de Beauchastel : un collectif d’enseignants actif depuis 2015 pour lutter contre la numérisation de l’école. Depuis 2018, les ateliers de sensibilisation sur les effets de la surexposition aux écrans se sont multipliés à Marseille, Paris et partout en France auprès de tous les publics. L’équipe de Lève les yeux a pu voir le paysage de l’éducation se transformer peu à peu.

Le constat est sans appel, dégradation des capacités d’attention et de concentration des enfants et adolescents.

Le philosophe Renaud Garcia, auteur de « La déconstruction de l’école » (La Lenteur, 2022) décrit une année scolaire rythmée par les protocoles sanitaires et la numérisation. " Le capitalisme ne peut pas être séparé de la puissance modélisatrice de la technique sur la société. La technique est cette alliance entre la recherche scientifique et le financement institutionnel qui, depuis le XIXe siècle, pousse vers la "machinisation" du monde dans l’optique de réguler l’ensemble des activités humaines. Internet est la finalisation de ce projet, la mise en réseau de tous"." Dans les années 1990 par exemple, un rapport de l’OCDE établissait trois catégories d’élèves : ceux destinés à reproduire la caste au pouvoir, l’élite, la masse voués à travailler dans des « emplois jetables », rendus obsolètes tous les cinq ans par l’innovation technologique et les autres, auxquels il fallait procurer du « tittytainment» (« cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettant de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète »)". (Source : Tableau noir : résister à la privatisation de l’enseignement, Gérard de Sélys et Nico Hirtt, éditions EPO, 1998.).

 la responsabilité du consommateur dans la destruction de l'environnement

Si vous souhaitez préserver votre santé et particulièrement celle de votre cerveau, adoptez le comportement suivant :

1/ reléguez l'appareil dit "smartphone" au rang de téléphone simple, il n'est pas conçu dans le cadre de notre métabolisme pour des recherches sur le réseau internet. (Pas de cage de faraday et développement de la nomophobie). S'imposer cette "contrainte", équivaut à lutter contre la servitude.

2/ en revanche l'idéal pour tout travail est d'opter pour l'utilisation d'une tour. Un de vos amis "bricoleur" sera capable de la monter pièce par pièce.

A défaut un ordinateur portable peut faire l'affaire.

Si les industriels de la téléphonie sont aux antipodes de l'écoresponsabilité, l'individu détient une part de cette responsabilité dans la destruction de l'environnement par son comportement de consommateur esclave.

La 5G nous est vendue comme consommant moins d’électricité. Cédric O (ex secrétaire d'Etat au numérique) : "la 5G, c’est plus de débit, mais moins de consommation énergétique" ... "des antennes 5G qui consomment dix fois moins d’énergie que les antennes 4G". C'est très mensonger : selon l'Arcep, une antenne 5G peut consommer jusqu'à 19 kilowatts quand une antenne 4G se contente de 7 kilowatts. Et la 5G consommerait jusqu'à quatre fois plus que la 4G selon plusieurs tests portant sur les batteries, tant sous Android que sous iOS.

La 2G est "un protocole particulièrement sobre et adapté au transport de la voix", selon Frédéric Bordage, fondateur du collectif d'experts GreenIt.

Au delà, l'"effet rebond", c'est à dire l'usage plus intense des appareils et des réseaux induit par les 4G et 5G est lui très énergétivore (voir EcoInfo, groupement CNRS pour une informatique écoresponsable, qui a contribué à la consultation publique de l’Arcep).

Par ailleurs, les millions de téléphones diffusés en remplacement des anciens téléphones "idiots", sont bien plus complexes et donc avec plus de matières rares ("pour fabriquer un smartphone de 200 grammes, il faut extraire plus de 200 kg de matière"), d'autant que le renouvellement de ces appareils est ultrarapide (tous les deux ou trois ans selon l’institut GfK).

L’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) constate aussi des remplacements imposés par les nouvelles normes d'équipements réseaux, de datacenters (par ailleurs surdimensionnés : ils ne seraient utilisés qu'à environ 10% de leur capacité).

Ajoutons que les 2G et 3G assurent une bonne couverture sur tout le territoire grâce à la portée plus importante des équipements, avec beaucoup moins d'antennes-relais et donc moins d'ondes électromagnétiques. Pour le site Ondes expertises, l'appel en 2G émet de 5 à 50 fois moins d’intensité qu’un appel en 4G​.SOURCE PRESSE

la désmartphonisation de la société

Ce petit objet est un concentré de pollutions industrielles. Il contient une cinquantaine de métaux différents quasiment impossibles à recycler dont l’extraction crée des situations dramatiques aux quatre coins du monde. Dans les usines de smartphones chinoises, ouvriers et ouvrières sont soumis aux conditions d’exploitation les plus extrêmes quand ils ne font pas l’objet de travail forcé, comme les Ouïgours. Nous pensons qu’à l’heure où l’on nous annonce des coupures d’électricité, l’énergie disponible ne doit pas être accaparée par cet appareillage, ainsi que par la gigantesque infrastructure nécessaire à son fonctionnement (antennes relais, serveurs…). Nous affirmons que les ondes électromagnétiques liées à cette technologie posent de sérieuses questions de santé publique.

Nous refusons d’être sollicités et pistés en permanence par des sociétés privées, et que celles-ci s’emparent de l’un de nos biens les plus précieux : notre attention. Nous constatons à quel point ce qui est appelé « outil de communication » altère en réalité nos relations sociales.

Le smartphone est si addictif qu’il a démultiplié les tensions et les conflits dans les foyers. C’est le pire ennemi des parents qui doivent se démener pour soustraire leurs enfants à ses mondes parallèles et marchands.

Nous avons aussi découvert à travers la mise en place du « passe sanitaire » l’utilisation qui pouvait être faite de cet objet, à savoir gérer, de manière individualisée, le moindre de nos déplacements en nous délivrant, ou non, l’autorisation de pénétrer dans tel ou tel lieu. Le problème n’est pas ici de savoir si ce dispositif a permis de limiter la propagation du virus. Ce que nous retenons, c’est que le smartphone s’est révélé être une interface entre l’humain et l’administration centrale, offrant à cette dernière un pouvoir inédit de surveillance et de contrôle.

L’industrie et le gouvernement multiplient les décisions rendant cet objet de plus en plus indispensable : disparition des cabines téléphoniques, des guichets « humains » et même des bornes automatiques dans les gares, envoi de codes pour réaliser un paiement en ligne, QR codes à scanner dans les musées ou les restaurants, administrations de plus en plus déshumanisées (« dématérialisées », selon le langage consacré…), etc. Au point de pousser la Défenseure des droits à lancer ce cri du cœur : « Il n’est pas possible d’imposer à tout le monde d’avoir un smartphone ! » SOURCE PRESSE

bottom of page