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« La vie humaine n'est qu'une illusion perpétuelle ; on ne fait que s'entre-tromper et s'entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. » Pascal

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Collectif Républicain pour la Résistance, l'Initiative et l'Émancipation Linguistique
C.O.U.R.R.I.E.L.

il recensera, analysera et dénoncera les agressions politiques, économiques, publicitaires, médiatiques, contre la langue française (il ne s’agit pas de pointer les « fautes de français », la création verbale, les parlers régionaux ou argotiques… nous ne sommes pas des puristes !)

Il proposera et promouvra des expressions françaises là où la domination commerciale des Etats-Unis impose des expressions américaines.

À partir de son objet propre, ce Collectif interviendra auprès des travailleurs en lutte contre les délocalisations et les dénationalisations. De même, dans l’esprit unitaire du 29 mai 2005 (date du référendum qui permit au peuple français de refuser la constitution européenne), ce Collectif interviendra de manière non politicienne dans les débats sociaux, politiques, culturels et sociétaux pour soutenir toute action visant à empêcher l’anglo-américain de s’ériger en langue unique « des affaires et de l’entreprise », interpeller et au besoin, dénoncer, les décideurs politiques, économiques, médiatiques, qui « accompagnent » le déclin planifié du français.

De même, ce Collectif militera-t-il pour que la francophonie, d’outil néo-colonial qu’elle fut (et reste pour une part ?), devienne un outil international de résistance en alliance avec tous les peuples qui veulent défendre leur langue sans opprimer d’autres groupes linguistiques.

Le Collectif dénoncera les publicités en anglais, exigera que les titres des films américains soient, sauf cas particuliers, traduits en français ainsi que la dénomination et le mode d’emploi de tout produit importé; il pourra appeler au boycott des marques et des magasins qui privilégient l’anglais dans leur intitulé ou leur communication en direction du public francophone.

Le Collectif exigera également que l’enseignement des langues étrangères, mais aussi, celui des langues régio-nales et des langues anciennes, soit élargi et diversifié à l’école, dans le Second degré et à l’Université.

Enfin, le Collectif militera pour que l’enseignement du français soit rétabli dans toute sa force, car la maîtrise par tous de la langue nationale est la clé de la citoyenneté.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU COLLECTIF CONTRE LE DÉCRET VIDAL INSTITUANT L'OBLIGATION DE PASSER UNE CERTIFICATION EN LANGUE ANGLAIS POUR L'OBTENTION DE TOUTE LICENCE

 

En dépit de protestations de tous horizons et d’un vote défavorable du conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), le 3 avril 2020 paraissait un décret qui conditionnait l’obtention de diplômes de 1er cycle de l'enseignement supérieur à la simple passation d’une "évaluation externe" en langue anglaise – sans condition d’obtention, de résultat ou de niveau minimal. Dès sa parution, l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique s’est opposé à ce décret, dénonçant entre autres :

  • Une atteinte au plurilinguisme au sein des universités par la seule obligation de l'anglais et, de ce fait, un appauvrissement des profils des étudiants et étudiantes s’agissant des langues vivantes.

  • Le financement d'organismes privés par de l'argent public pour l’obtention d’un diplôme national public, puisque le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESRI) imposait des certifications venant d’organismes certificateurs privés (le coût total de cette mesure se serait élevé, à terme, à 32 millions d’euros).

Interpellé à plusieurs reprises par de nombreux courriers d’associations, de sociétés savantes et universitaires, d’hommes et de femmes politiques ou encore de pétitions, le MESRI n’a jamais répondu aux demandes de dialogue. Aussi 15 associations civiles et universitaires, non syndicales, ont–elles décidé de déposer un recours devant le Conseil d’État.

Loin de retirer sa mesure décriée et contestée, le gouvernement a désigné comme prestataire une société privée grecque, LanguageCert, quasi inconnue alors même que l’argument phare du Ministère pour justifier la mise en place de cette mesure résidait dans la « reconnaissance internationale et par le milieu socio-économique » de la certification choisie. Mis devant sa propre contradiction, le Ministère a fini par dénoncer le marché qu’il avait lui-même initié tout en maintenant l'obligation de certification, renvoyant aux établissements d'enseignement supérieur la responsabilité de la mise en œuvre du décret. Celle-ci s'est avérée particulièrement problématique, à tous les niveaux. En effet, le coût financier de cette opération a excédé l'enveloppe budgétaire allouée par le MESRI. Le coût organisationnel a également été très important, puisque ce sont les établissements qui ont dû fournir les personnels pour la surveillance et la correction, ainsi que les salles et le matériel. Dans le cas où ils avaient opté pour des sessions en ligne, il est apparu que les étudiants devaient être surveillés par des sociétés de télésurveillance rémunérées par les organismes de certification.

le décret du 3 avril 2020 relatif à la certification en langue anglaise pour les candidats à l’examen du BTS, ainsi que l’arrêté du 3 avril 2020 relatif à cette certification pour les candidats inscrits aux diplômes nationaux de licence et de DUT sont annulés, à l’exception de l'article 2 et du II de l'article 4 de l'arrêté, portant sur la licence professionnelle. Concernant les licences professionnelles, il est offert la possibilité aux associations de demander à la Ministre l’abrogation du décret du 6 décembre 2019, en se basant sur la déclaration d’illégalité du décret du 3 avril 2020 par le Conseil d’État. Suite à cette décision, deux organisations étudiantes demandent le remboursement par l’État des frais engagés pour la passation de cette certification, tant par les acteurs et actrices de l’enseignement supérieur que par les étudiantes et étudiants.

  1. L’Association des Chercheurs et Enseignants Didacticiens des Langues Étrangères (ACEDLE) https://acedle.org/

  2. L’Association pour le Développement de l’Enseignement de l’Allemand en France (ADEAF) https://adeaf.net/

  3. L’Association Française d’Études Américaines (AFEA) http://afea.fr/

  4. L’Association Française de Linguistique Appliquée (AFLA) http://www.afla-asso.org/

  5. L’Association Francophonie Avenir (AFRAV) https://www.francophonie-avenir.com/

  6. L’Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur (AGES) http://de.ages-info.org/fr/

  7. L’Association des Professeurs de Langues en Instituts Universitaires et Technologiques (APLIUT) https://apliut.fr/

  8. L’Association pour la Recherche en Didactique et Acquisition de l’Anglais (ARDAA) https://ardaa.hypotheses.org/

  9. La Fédération Nationale des Associations Étudiantes Linguistes (FNAEL) https://www.fnael.org/

  10. Le Groupe d’Étude et de Recherche en Anglais Spécialité (GERAS) https://www.geras.fr/

  11. Le Groupe d’Études et de Recherche en Espagnol de Spécialité (GERES) https://www.geressup.com/

  12. L’Observatoire Européen du Plurilinguisme (OEP) https://www.observatoireplurilinguisme.eu/

  13. Le Rassemblement National des Centres de Langues de l’Enseignement Supérieur (RANACLES) https://www.ranacles.org/

  14. La Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (SAES) https://saesfrance.org/

  15. La Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur (SIES) https://www.sies-asso.org/ 

 

Pièges du langage

Contamination de l'information

Communication ou propagande

Orienter la doxa

la persistance des erreurs linguistiques dans le format médiatique

Si vous souhaitez re-conceptualiser votre parole, votre écrit, reconstruire  votre  sémantique ne cherchez pas dans l'information médiatique,

ce n'est pas son objectif.

la base de données France Terme

 

 

Affiner sa compréhension, évaluer, élaborer une idée.

Le concept est une abstraction arbitraire utilisant le phonème, le graphème et suivant l’idiome, la lettre ou l’idéogramme. Bien que réducteur, il veut décrire.

Chaque langue obéit à son génie culturel, le saut d’un idiome à un autre dans une conversation induit le manque de clarté ou le non-sens.

Dans la société marchande dans laquelle nous vivons, il suffit de pouvoir exprimer quelques notions fondamentales pour se faire comprendre (bénéfices, coûts salariaux, restructuration, licenciements, compétitivité). Les états d’âme de la Princesse de Clèves ne sont plus de mise. Derrière l’appauvrissement de la langue, c’est peut-être toute une conception de la société qu’il faut regretter.

Notre langue, qui est en soi une richesse et qui a assurément atteint son point d’équilibre, devrait pouvoir se renouveler en évoluant sans complexe avec son époque. Malheureusement, nous voyons que d’un côté elle réagit avec rigidité et de l’autre qu’elle évolue en s’appauvrissant. Autrement dit, là où elle devrait progresser, elle ne le fait pas et là où elle devrait peut-être conserver sa richesse intrinsèque, elle simplifie exagérément. Le risque est d’en faire un outil mal adapté.

Un esprit enfermé dans le langage est en prison.

On peut, si on veut, ramener tout l'art de vivre à un bon usage du langage.S. Weil

Exemple d’altération de la syntaxe par calque de l’anglais.

"C’est juste pas possible."

En bon traducteur et "rétablisseur" du français naturel, il est plus "juste" de dire :

"C(e n’)est tout simplement pas possible."

Si "logiciel" a facilement supplanté "software" et que "parc/aire de stationnement" n’a pas pris le pas sur "parking", c’est en partie à cause de la longueur de la traduction.

Des équivalents français pourraient exister.

C’est une question de volonté politique mais aussi publique.

Prévenir l’arrivée en grand nombre et la fixation des anglicismes et des emprunts en français est l’une des missions de l’Académie française ainsi que des instances gouvernementales.

La mise en place de la base de données France Terme accessible à tous, qui regroupe tous les d’équivalents français publiés au Journal officiel par la Commission générale de terminologie et de néologie de l’Académie française est très utile. Il sera plus facile de conceptualiser ensuite.


 

 

 

 

Ce qui vous paraît être une erreur de langage...

Ne vous fiez pas au parlé médiatique. Essayer d'appuyer un discours dialogique.

Mesdames et Messieurs qui parlez dans le "poste", faites un petit effort,

essayez de parler un français correct.

 

On dit

On ne dit pas

Il a beaucoup de classe

Elle est très belle, elle est vraiment belle

Il est étonnant, époustouflant

au minimum 

mettre à jour

aujourd’hui

adéquat

je suis très content

Il est trop stylé

Elle est trop belle

Il est trop

a minima

updater

au jour d’aujourd’hui

qui va bien

je suis trop content

les effets de mode dénaturent le sens

on dit

c'est exceptionnel

c'est trompeur

on ne dit pas

c'est juste exceptionnel

c'est déceptif

Des femmes et des hommes luttent, à leur manière, contre les exclusions.

erreur médiatique ce sont : les "maraudeurs"

or le "maraudeur" peut commettre des vols ou des petites escroqueries.

Il est plus "honnête" d'effectuer des rondes, tournées, visites de voisinage,

ce soir je vais regarder  les battles ou mieux les confrontations, les duels, les batailles et  plus...

 a  suivre

Ecrire

ne pas écrire

connexion et non connection

Exemple d'erreur de sémantique : dire « J’hallucine » pour signifier tout simplement que l’on est très étonné ou, pour employer une expression consacrée, « que l’on n’en croit pas ses yeux ou ses oreilles ». Le verbe Halluciner classé comme néologisme, est un effet de mode et d'un emploi peu courant. Il a nécessairement pour sujet un terme désignant une substance aux effets hallucinogènes et non un humain. « La mescaline hallucine ceux qui en font usage » (on dira plus couramment « crée des hallucinations » ou « est hallucinogène »)

Micro trottoir : "ils sont "trop" ces Francophones, même pour "coach", ils ont inventé un mot :

"entraîneur", si, si"! C'est ringard ?

et ça "match" ? Non, ça correspond !

Ah bon !...

Mieux vaut suivre (être esclave de)  la mode être à la dérive ?!

"Vous vous croyez branchés ?" "Alors, débranche… soit toi même" Le substantif anglais "match"  traduit une idée de rivalité ou de compétition ou encore d'harmonie.

Cherchons l'harmonie de la langue.

Et pour rester harmonieux remplaçons "ça, ça match" par soit "ce qui est agréable à entendre" comme une musique harmonieuse dans le premier cas, soit par "les résultats des recherches correspondent". Bref "ça match ?" non, "ça correspond", "ça s'accorde", c'est en harmonie et plus encore.

lire l'article

exemple de définition France Terme

compteur électrique interactif                         Journal officiel du 12/09/2012

Synonyme :compteur électrique communicant

Domaine : ÉNERGIE - ÉLECTRICITÉ

Définition : Compteur électrique situé chez le consommateur, qui transmet en temps réel au réseau les informations sur les diverses consommations et, éventuellement, permet de piloter l'alimentation des appareils à partir des signaux reçus de ce réseau.

Les EPIDEMIES de NEOLOGISMES

Avril 2020 un nouveau foyer d'anglicisme, le "cluster" se développe...

"Les dictionnaires bilingues indiquent que ce mot a, entre autres sens (parmi lesquels celui de « bouquet »), ceux d’« amas », d’« agglomérat », de « groupe », auxquels on pourrait adjoindre des synonymes comme « agrégat » ou « foyer ». On recommandera donc vivement l’usage de l’une ou l’autre de ces formes si l’on veut s’adresser à des francophones, plutôt qu’un terme étranger, forcément moins bien compris." Académie Française.

Au delà du neutre, féminin, masculin et toute déclinaison,

 l'expression multiple, humaine, doit être préservée pour éviter

la pauvreté du monopole linguistique au profit du "rythme commercial"

entre autres objectifs

au demeurant les approches philologiques en seraient fragilisées

d'où cette alerte ci-dessous

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
sur l'ÉCRITURE dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres
dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité

une solennelle mise en garde.

La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion

qui confine à l’illisibilité.

On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter

les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute –

et de prononciation.

Cela alourdirait la tâche des pédagogues.

Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier.

En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive »,

la langue française se trouve désormais en péril mortel,

ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute

des formes secondes et altérées ?

Comment les générations à venir pourront-elles grandir

en intimité avec notre patrimoine écrit ?

Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties

si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité,

au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

philosophie et  littérature,  sophistique antique et  rhétoriques de la modernité

Philosophe, philologue, helléniste et germaniste, Barbara Cassin défend la pluralité des langues comme enrichissement du monde, et combat les « dangers de l’Un », que ce soit celui du « globish », de la culture Google, ou encore de ce rétrécissement que produit toute langue administrée par « éléments de langage ».

Elle évoque une résistance contre la « globalisation inévitable et malsaine, dont les premières victimes sont le climat et les réfugiés.

Une langue unique et universelle, simplifiée, est synonyme d’appauvrissement et d’exclusion.

Il y a 70 ans paraissait le roman 1984, de George Orwell, l’un des récits les plus bouleversants du XXe siècle. Dans ce livre, un régime totalitaire modifie le langage pour s’assurer du contrôle des masses. George Orwell y montre comment les mots peuvent devenir un instrument de domination.

«le langage est puissant, pour le meilleur et pour le pire».

Barbara Cassin "Quand dire, c’est vraiment faire" (Fayard, 2018).

Association de Défense de la Santé et de l'Environnement

extraits assemblée 2018